‹ Le parlement de ParisChapitre 103 sur 238 · Mémoires cTOmer Talon, t. IV, p · texte numérisé non relu

Mémoires cTOmer Talon, t. IV, p

2. Voy. Journal de (TOrmesson, L. I, p. 406, 414; cI'Omer Talon, Mémoires t. IV, p. 186 et t. V, p. 2; Isambert, t. XVII, p. 66; Mémoires de Mathieu Mole. t. III, p. 194 à 200; Mémoires de Goulas, t. II, p. 218 et suiv.

députation au Parlement qui la reçut en assemblée générale. L'opposition fut admise. On n'avait soulevé que des querelles de procédure. Le président de Mesmes avait fait observer que les maîtres des Requêtes, s'étant portés parties par leur opposition, ne devaient pas rester à leur place, mais se mettre au barreau ; il fut fait droit à l'observation. L'avocat général Talon estimait que les maîtres des Requêtes, faisant partie du Parlement, ne pouvaient pas procéder en nom collectif et devaient constituer un procureur qui les représenterait *. La reine et le ministère conçurent un vif mécontentement ; la régente avait déjà mandé les maîtres des Requêtes et les avait fort mal reçus en leur disant « que c'étaient de belles gens que de s'opposer aux volontés de son fils *. Mais ils n'en persistèrent pas moins dans leurs desseins. Le 17 janvier, le président de la quatrième chambre des Enquêtes demanda l'assemblée qui eut lieu en effet le lendemain. Il y fut donné lecture des édits et on les distribua à quelques-uns des membres. Mais n'était-ce pas là un nouvel et grave empiétement de cette cour de justice? Le premier président avait-il le droit d'accorder l'assemblée des Chambres, alors qu'il s'agissait d'édits vérifiés en présence du roi? Ceux qui le niaient avaient soin de rappeler ce qui s'était passé en 1621 et en diverses autres circonstances où le roi avait manifesté un vif mécontentement de ce procédé. On répondait qu'il existait une déclaration vérifiée en 1641 en présence du roi et par laquelle il était permis de présenter des remontrances au roi, même sur les édits vérifiés en sa présence. On ajoutait que si les édits étaient acceptés par le Parlement, ils n'en seraient que plus facilement exécutés, ce qui n'était pas sans importance, car il régnait alors un mécontentement général à Paris et même dans

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