Mémoires d'OMER Talon, t. IV, p
3. Mémoires d'OMER Talon, t. IV, p. 205; Mémoires du cardinal de Retz, t. I, p. 144; Journal de d'ORMESSON, t. I, p. 147; Henrion de Pansey, De V autorité judiciaire en France, p. 498.
police, celui des maîtres des Requêtes et celui des contrôleurs généraux. Pour le premier, les commissaires avaient déjà été nommés et la reine insistait pour que l'affaire fût terminée au plus tôt. Quant à l'édit portant création de maîtres des Requêtes, la reine était prête à recevoir les remontrances. A l'occasion de l'édit de création de prévôts généraux, on se plaignit du désordre qui régnait dans la justice et la reine répondit qu'elle ne manquerait pas d'y aviser.
Le Parlement commença par délibérer sur l'édit des offices de police ; on se forma en commission chez le premier président pour entendre le rapport des bourgeois qui seraient mandés ; le procureur général fut prié d'y venir, mais il refusa en donnant pour raison que les gens du roi ne travaillent jamais par commissaires. Les gens du roi furent d'ailleurs d'avis d'exécuter l'édit. Le 11 mars, les chambres assemblées statuèrent sur l'exécution de l'édit de création d'offices de police dans Paris et décidèrent que l'arrêté du 4 décembre relatif au tarif serait exécuté, mais que des remontrances seraient adressées au roi pour le prier de révoquer l'édit1. Quelques autres édits furent encore vérifiés sans opposition ou avec réserve de divers articles.
Tous ces atermoiements, toutes ces propositions, tous Union ces projets de remontrance indisposaient le ministère. u avec"611 L'administration devenait difficile avec la participation la Chambre
r des comptes,
d'une machine aussi lourde, aussi lente et aussi forma- la Cour des aides
et le
liste que le Parlement. Les ministres reconnurent que la Grand Conseil, reine accepterait volontiers des remontrances, mais qu'une fois le lit de justice tenu, rien ne devait plus arrêter l'exécution. Aussi reprochaient-ils au Parlement d'avoir