‹ Le parlement de ParisChapitre 110 sur 238 · Mémoires de Gollas, t. II, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Gollas, t. II, p

premier président renouvela la défense et il en fut donné lecture à la Grand'Chambre par les gens du roi et aux Enquêtes par un conseiller. Celles-ci demandèrent immédiatement l'assemblée des chambres pour qu'il fût fait, suivant l'usage, lecture des deux lettres. Le jour même, le Parlement envoya une députation au Palais-Royal. Le chancelier, en présence du roi et de la reine, lui expliqua qu'on ne souffrirait pas l'union projetée du Parlement avec les autres compagnies, que le Parlement devait s'abstenir de délibérer sur cette affaire et qu'il lui était même défendu de s'assembler pour rendre compte de cette visite. La reine adressa ensuite personnellement au premier président et aux autres présidents la même défense. Le duc d'Orléans parla aussi très durement, reprochant au Parlement d'entraver toutes les affaires de l'État. Quelques jours après, ce fut le tour du Grand Conseil, de la Chambre des comptes et de la Cour des aides ; la reine les manda pour leur défendre de s'assembler. Au Parlement, les Enquêtes venaient presque tous les jours demander l'assemblée, entraient dans la Grand'- Chambre et y prenaient leurs sièges sans aucun résultat. Mazarin comprit qu'il fallait engager la lutte. Le 28 mai, deux conseillers du Grand Conseil furent arrêtés ; le lendemain on mit encore la main sur deux conseillers de la Cour des aides, un président et un conseiller au Grand Conseil1. Enfin un arrêt du Conseil cassa l'arrêt d'union du Parlement comme étant une désobéissance pleine de mépris et injurieuse à l'autorité royale qui ne peut souffrir sans diminution que les officiers « qui n'ont pas d'autre puissance que celle qui leur est donnée par le roi pour l'exercer dans les règles qui leur sont prescrites, s'en servent par une usurpation violente pour s'opposer

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