‹ Le parlement de ParisChapitre 12 sur 238 · ISAMBERT, t. XII, p · texte numérisé non relu

ISAMBERT, t. XII, p

2. Voir Floquet, Histoire du Parlement de Normandie, t. II, p. 506.

la lecture et à la publication des lettres de ratification, mais qu'il protestait contre tout ce qui pouvait nuire ou préjudicier au roi ou au royaume et se réservait de faire annuler le traité pour cause de violence1. Ces protestations ne furent pas oubliées et lorsque plus tard, en 1557, le roi voulut rompre le traité de Madrid, il se fit encore une fois assister de son Parlement.

Mais auparavant le roi demanda au Parlement son Les

concours contre les protestants. Il l'obtint sans peine ; le Proteslantspeuple était alors fanatique et très hostile aux protestants. Toutes les mesures qu'on prenait contre eux étaient accueillies avec enthousiasme. Déjà le Parlement avait rendu un arrêt défendant de publier des livres sur la religion sans son consentement. De son côté le roi avait promis mille écus d'or à celui qui dénoncerait les mutilations qu'on se permettait sur les statues de la Vierge et qui étaient, non sans raison, attribuées à des protestants. On arrêta nombre de huguenots qui furent brûlés comme coupables de ce crime. La Chronique du roi François Jer en contient la liste. C'est un document très curieux. Il nous apprend que les huguenots appartenaient à toutes les classes de la société et que la religion nouvelle avait fait d'énormes progrès dans tout le royaume2. Ces progrès du protestantisme sont surtout remarquables à Paris en 1534 et 1535. Le jroi, effrayé, ordonna au Parlement de poursuivre les protestants et cette cour de justice n'hésita pas à condamner au feu ceux qui lui furent déférés. Une procession fut ordonnée pour conjurer les dangers de l'hérésie; le roi et le Parlement y assistèrent. Après la procession, le roi tint une assemblée où figurèrent ceux qu'on appelait les États de Paris et les grands

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