‹ Le parlement de ParisChapitre 13 sur 238 · Chronique du roi François I", p · texte numérisé non relu

Chronique du roi François I", p

corps de l'État, notamment le Parlement. On y avait convié même les ambassadeurs et les envoyés des princes étrangers. Le roi prononça un éloquent mais violent discours contre les huguenots. Il alla jusqu'à dire que s'il lui arrivait de découvrir un membre de sa famille infecté de l'hérésie, il n'hésiterait pas à l'immoler. L'évêque de Paris lui répondit pour le remercier au nom de l'Église1. On exposa ensuite dans tous les quartiers de Paris des inscriptions et des images contre les protestants. La persécution continua pendant quelque temps. On continuait à brûler les protestants toutes les fois qu'on pouvait les saisir2. Ce fut le pape Paul III qui protesta contre ces atrocités et il finit, grâce à ses instances, par obtenir du roi une amnistie au profit des protestants3.

Quelque temps après, ce furent de nouveau les affaires extérieures qui attirèrent l'attention du Parlement. François Ier supportait impatiemment le joug du traité de Madrid. En 1557, il se rendit au Parlement pour y accuser Charles-Ouint d'avoir violé ce traité. Un premier arrêt du 15 janvier 1557 ordonna que, selon l'usage, l'Empereur serait assigné à son de trompe à la frontière. Un second arrêt le déclara convaincu des faits qui lui étaient reprochés et ordonna la réunion des comtés de Flandre et d'Artois à la couronne4.

Magistrats

auxquels

le roi confère

des missions

politiques.

Pendant son règne, François Ier chargea aussi, à maintes reprises, des magistrats des fonctions difficiles d'ambas-

1. Sur ces divers points Chronique du roi François Ier, p. 11, 111, 113, 119 à 129.

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