Mémoires cTOmer Talon, t. V, p
du 17 août. Ce jour même, le Parlement demanda la modification de la déclaration en ce qui concernait les évocations au Conseil. Le 18 août, l'assemblée proposait que les tailles fussent remises d'un quart, non seulement pour 1 année 1649 comme l'avait admis la déclaration, mais encore pour les années 1647 et 1648. Le 19 août, l'assemblée rappelant qu'à l'avenir aucune levée ne devait se faire dans le royaume, si ce n'est en vertu d'édits vérifiés en Parlement, sous peine de la vie, ordonna de cesser les levées faites en vertu d'arrêts du Conseil et de déclarations publiés au sceau. Elle ajoutait que quant aux levées faites en vertu de déclarations enregistrées à la Chambre des comptes et à la Cour des aides, elles n'auraient lieu que pour l'année 1649 et si la guerre durait encore; enfin MM. Broussel et Ferrand étaient chargés de dresser un tarif de ces mêmes droits1.
Bien que ces dernières dispositions ne fussent pas en contradiction directe avec la déclaration, ce furent elles cependant qui exaspérèrent le plus la cour et le ministère, parce qu'elles supprimaient des ressources indispensables à la continuation de la guerre. Sans doute, bien des malversations, bien des dilapidations avaient été commises, mais était-ce là des raisons suffisantes pour supprimer des ressources nécessaires à l'État engagé depuis de longues années dans des guerres formidables? La reine chargea encore une fois le duc d'Orléans de se rendre au Parlement pour négocier. Dès le 20 août, c'est-à-dire le lendemain du dernier arrêt, Gaston se présenta au Parlement et demanda qu'on ajoutât à cet arrêt « sous le bon plaisir du roi », ce qui lui fut refusé ; mais il obtint qu'on tiendrait chez lui des conférences pour le règlement du tarif des droits. Ces conférences commencèrent iminé-