Chronique du roi François Ier, p
4. Chronique du roi François /", p. 205 et 206. Est-il besoin d'ajouter que cet arrêt ne fut jamais exécuté, par la raison bien simple que le roi n'avait pas la force nécessaire ?
sadeur près des princes étrangers1. C'était donc bien le roi qui engageait ses magistrats et son Parlement de Paris dans les affaires de politique extérieure, parce qu'il avait besoin de leurs services et de leur science. Le Parlement de Paris s'était aussi occupé de la politique intérieure pendant la durée de la régence, et il y avait peut-être même été provoqué, dans une certaine mesure, par la reine mère. Mais le Parlement, s'étant avisé de donner quelques limites à ses pouvoirs, fut rigoureusement réprimandé et, on s'en souvient, reçut interdiction de se mêler d'autre chose que de la justice. Il semble bien qu'il tint compte de cet avertissement, sans renoncer cependant à user de son droit de remontrances. Un édit relatif aux privilèges des secrétaires du roi ne fut enregistré, le 28 janvier 1557, que sur lettres de jussion2. Un édit du 1er août 1546 sur la réduction des offices de judicature, les conditions de nomination à ces offices, donna lieu à des remontrances si énergiques et à un refus si catégorique que le roi dut renoncer à l'enregistrement, lequel eut lieu seulement sous le règne de Henri II.
A partir du règne de Henri II et jusque sous Henri IV, par l'effet même des troubles du temps et de la faiblesse des princes régnants, les pouvoirs de la monarchie furent singulièrement limités. Par cela même le rôle du Parlement, comme celui des Etats généraux, devint plus considérable et le Parlement fut plus activement mêlé aux affaires de la politique extérieure ou intérieure du royaume que sous les règnes précédents.
Henri 11;
nouveaux
progrès
politiques
du Parlement.
1. Rrisson, premier président de Rouen, le premier président Selva du Parlement de Paris, le président de la Viste, le président Poyet, furent tous envoyés en ambassade, à diverses époques, auprès du roi d'Angleterre. Voir Journal d'un bourgeois de Paris sous François /•', p. 227, 242, 244, 247, 320 et 456.