‹ Le parlement de ParisChapitre 15 sur 238 · ISAMBERT, t. XII, p · texte numérisé non relu

ISAMBERT, t. XII, p

Peu de temps après son avènement au trône, Henri II s'était rendu au Parlement pour recommander aux magistrats de bien rendre la justice. Le chancelier Olivier invita le Parlement, au nom du roi, à faire respecter son autorité, et le premier président Lizet répondit qu'il n'y avait jamais manqué. Henri II confirma ensuite l'édit de François Ier, du mois d'août 1546, sur la réduction des offices de judicature et sur les conditions d'entrée dans la magistrature1. Parmi ces conditions se trouvait celle d'un examen que devait subir le candidat devant la cour*. Le Parlement de Paris adressa des remontrances à ce sujet, demandant que les gens du roi ne fussent pas admis à assister à ces examens, et le roi fit droit à cette réclamation3.

Le nouveau roi se montrait visiblement favorable à la magistrature. Le 24 novembre 1549, pour s'attirer l'affection des magistrats de la Savoie et du Piémont, il rendit une déclaration qui reconnaissait aux présidents et aux conseillers des parlements de Savoie et de Piémont le droit d'entrée avec voix délibérative dans les autres parlements*. Cette déclaration a été plusieurs fois invoquée dans la suite par ceux qui prétendaient que les divers parlements du royaume ne formaient qu'un seul corps et pouvaient à ce titre adresser au roi des remontrances collectives.

Prévoyant ensuite que la guerre pourrait l'amener à sortir du royaume, Henri II se rendit, le vendredi 12 février 1551, au Parlement, et, dans la chambre du conseil, le mit au courant des affaires de l'État et de la guerre par l'intermédiaire du connétable Anne de Mont-

1. Voir les lettres patentes d'août 1147, dans Isambert, t. XIII, p. 29.

2. Voir mon article dans la Revue du Palais du 1er mars 1897.

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