‹ Le parlement de ParisChapitre 141 sur 238 · Mémoires d'OMER Talon, t. VI, p · texte numérisé non relu

Mémoires d'OMER Talon, t. VI, p

ment et les autres cours souveraines de Paris. Les échevins s'étant présentés et ayant demandé à parler à la cour, furent introduits et lui apprirent qu'ils avaient fait assembler le conseil de la ville et que par l'avis de ce conseil ils avaient envoyé l'ordre aux colonels de faire assembler les capitaines de quartier pour garantir la tranquillité publique. Ils ajoutaient qu'en l'absence du roi ils venaient recevoir les ordres du Parlement, ne reconnaissant, après la puissance du roi, que celle de cette cour souveraine. Lorsque les échevins se furent retirés, on délibéra pour aviser à l'ordre dans la ville et sur l'envoi d'une députation au roi et à la reine pour leur faire entendre que le Parlement n'avait jamais eu d'autre dessein que le bien du roi et de l'Etat.

Pendant ce temps le ministère, pour rompre l'union des Translation cours souveraines de Paris, envoyait l'ordre au Parlement àMonte^te. de se transférer à Montargis ' ; la Chambre des comptes était transportée à Orléans, le Grand Conseil à Mantes, la Cour des aides était aussi éloignée. Le Parlement reçut les lettres de cachet qui le transféraient à Montargis le jeudi 7 janvier, et les chambres assemblées décidèrent immédiatement qu'elles enverraient les gens du roi à Saint- Germain, auprès du roi et de la reine pour les assurer de leur fidélité, et les conjurer de faire retirer les troupes de Paris. En même temps le Parlement défendait à ses membres de quitter la capitale et les convoquait pour le lendemain. « Le Parlement fit défense, dit Goulas, à tous ceux de son corps de désemparer, à peine d'interdiction, et fit ainsi la meilleure mine lorsqu'il y avait plus lieu de craindre*. »

Il décida aussi qu'il serait créé des chambres de police où messieurs des comptes, messieurs des aides, l'arche-

1. Voy. pour les détails Mémoires d'OxiER Talon, t. VI, p. 4.

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