Mémoires de Mathieu Mole. t. III. p. 430 à 429 : p. i
25 mars les députés de Normandie demandèrent pour les greffes N rmandie un règlement semblable à celui du greffe du Caàtelet de Paris. 16mL, t. III. p. 44i.
2. Mémoires de Mathieu Mole. t. III. p. 415. ". Mémoires d'OvtER Talon, t. VI, p. 91.
i. Mémoires de Goulas. t. III, p- 44.
Mémoires de Mathieu Mule, t. III. p. 401. 400. 414. 474
avec la Fronde. Ce qui contribuait encore à augmenter le désordre, c'est que ni les troupes du roi, ni celles de la Fronde n'étaient payées, de sorte qu'elles en étaient réduites à vivre de rapines. Enfin on avait sous les yeux l'exemple de l'Angleterre qui, dans ce même temps, jetait en prison, condamnait et exécutait son roi1. Le Parlement avait encore plus hâte d'en finir que la Cour et, voyant que les affaires traînaient en longueur, il se décida, le "25 mars, à envoyer à ses députés l'ordre de terminer la conférence dans les quatre jours2.
Les négociations devinrent, en effet, plus actives; le 26, la reine déclara aux députés de Normandie qu'elle consentait à la suppression du semestre. Mais sur les soixante officiers nouvellement créés, elle ne se décidait à en faire disparaître que trente-trois, de sorte qu'on n'en maintiendrait que vingt-sept. Les députés de Rouen ne consentirent au maintien que de douze et on ne parvint pas à s'entendre sur ce point3. C'est aussi alors qu'on lut à la conférence les propositions des grands seigneurs pour la conclusion de la paix et qui ne tendaient rien moins qu'à partager entre eux toute la France. Ils s'étaient plaints de l'énormité des dépenses et maintenant ils réclamaient des charges, des gouvernements, des terres, des pensions, des sommes considérables pour les causes les plus diverses. Le prince de Conti voulait l'amnistie, une restitution au profit de tous, son entrée au Conseil, une place forte dans son gouvernement de Champagne, des faveurs de toutes sortes pour
1. Mémoires de Goulas, t. III, p. 49, 50, 71, 73. « Quelle horrible bête que le peuple, dit Goulas, quand il a secoué le joug si doux de la véritable religion et qu'il s'abandonne à ses caprices, et combien coupables sont ceux qui le flattent et le détraitent de l'obéissance de ses maîtres. »