‹ Le parlement de ParisChapitre 162 sur 238 · Mémoires cTOmer Talon, t. VI, p · texte numérisé non relu

Mémoires cTOmer Talon, t. VI, p

2. Nous n'avons relevé que quelques-unes des réclamations les plus curieuses. On les trouvera au complet dans les Mémoires de Mathieu Mole, t. III, p. 448 à 470. Voy. aussi Omer Talon, t. VI, p. 88.

5. Mémoires de Mathieu Mole, t. III, p. 470. 4, Mémoires d'ÛMER Talon, t. VI, p. 96.

« qu'après ce qui s'était passé à Rueil, il pensait que cette proposition ne pût être encore agitée, qu'elle est trop importante, puisqu'il serait en la puissance des sujets de disposer des ministres d'État et de prescrire à la reine une loi qui ne se pouvait souffrir; qu'il conseillerait toujours, comme il l'avait fait, de maintenir M. le cardinal et que c'était une trop grande entreprise sur l'autorité royale; que le bruit qui s'excite en quelques endroits, soit à Paris ou ailleurs, était suscité et acheté à prix d'argent; qu'il y a six provinces très paisibles et bien éloignées des sentiments des autres ». Quant aux quatre demandes du Parlement, le duc d'Orléans répondit : qu'il n'y avait pas lieu de s'occuper du lit de justice ni de la dispense d'y venir, par la raison que la reine n'en voulait pas tenir à Saint-Germain ; que la déclaration ne parlerait pas de la défense de s'assembler, le roi s'en rapportant à la parole des magistrats; qu'enfin les deux derniers articles, l'un relatif au prêt, l'autre concernant la surséance de la restitution de la Bastille, étaient accordés1. Les négocations ne furent pas poussées plus loin; le délai imparti par le Parlement de Paris à ses députés étant expiré le 50 mars, ceux-ci quittèrent Rueil, conformément aux instructions qu'ils avaient reçues. Les députés firent à Paris une véritable entrée solennelle; leurs carrosses étaient entourés de cinquante archers de la ville et de cent cinquante cavaliers bien montés ; les bourgeois de Paris étaient sous les armes et faisaient la haie dans la rue, depuis la porte Saint-Honoré jusqu'au Palais.

Le lendemain 51 mars, le premier président se rendit au Parlement, après avoir fait prévenir le prince de Gonti et les généraux de la Fronde. Il devait y faire le rapport de ce qui s'était passé à la conférence. Les députés de la

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