‹ Le parlement de ParisChapitre 166 sur 238 · Voy. Mémoires d'OMER Talon, t. VI, p. 154 et suiv · texte numérisé non relu

Voy. Mémoires d'OMER Talon, t. VI, p. 154 et suiv

2 septembre. Le chancelier déclara au Parlement, au nom de la reine, que la paix était également rétablie en province; il manifestait l'espoir qu'il en serait bientôt de même en Guyenne et il ajoutait que la reine comptait sur le concours du Parlement pour le respect de l'ordre et de la liberté. Ce discours terminé, la reine fit approcher le premier président et lui rappela que les présidents de Mesmes, Lecoigneux et de Nesmond lui avaient promis de ne plus tenir d'assemblées générales pendant le reste de l'année. Le premier président répondit que cette promesse avait été faite sur l'assurance de l'entière exécution de la déclaration royale1.

La paix semblait assurée pour longtemps et on pourra constater que de ce jour en effet le Parlement fut, en général, fidèle à la cause royale. Il ne prit plus l'initiative d'aucune mesure grave et défendit même la royauté contre les entreprises d'une partie de la noblesse, mais il ne renonça pas aux affaires publiques ni aux remontrances. Les troubles de Provence et de Guyenne l'amenèrent, à l'instigation des parlements de ces provinces, à adresser des remontrances à la reine. Ces remontrances furent même faites par la chambre des vacations.

Mais les préliminaires de ces remontrances montrent bien à quel point les esprits étaient calmés au Parlement. Les Enquêtes avaient commencé par tenter une nouvelle tempête. Lorsqu'on apprit que le parlement de Bordeaux avait écrit deux lettres au Parlement de Paris, les Enquêtes s'empressèrent de demander assez étourdiment l'assemblée des chambres pour l'ouverture de ces deux lettres. Mais pendant ce temps la reine négociait habilement avec les parlements de Guyenne et de Provence et

Le calme

se rétablit

au Parlement.

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