Mémoires (TOmer Talon, t. VII, p
2. Mémoires de Goulas, t. III, p. 175 et 207. 5. Mémoires de Goulas, t. IV, p. 147.
4. Mémoires de Mathieu Mole, t. IV, p. 77; Mémoires d'OMER Talon, t. VII, p. 70 et 77.
avait reçu Tordre de se rendre à son choix à Bourges, à Montrond ou à Ghâteauroux. Les trois chambres, la Grand- Chambre, celle de l'Édit et la Tournelle lui donnèrent l'autorisation de demeurer dans telle maison qu'il lui plairait choisir dans l'enclos du Palais. Les Enquêtes trouvèrent mauvais qu'on ait délibéré sur la requête de la princesse sans assembler les chambres1. Mais le duc d'Orléans vint au Parlement pour lui annoncer de la part de la reine que celle-ci ne consentait pas à ce changement; que la princesse douairière de Condé devait quitter Chantilly et se rendre à Bourges et, malgré de nouvelles instances, le Parlement décida que la princesse sortirait de Paris, qu'elle irait sur le chemin de Bourges, jusqu'à trois lieues de la ville et que là elle attendrait le retour de Sa Majesté à laquelle elle pourrait adresser des remontrances*. Quelques jours après, le 9 mai 1650, la reine envoya au Parlement les lettres patentes qui déclaraient criminels M. de Longueville, le duc de Bouillon, le maréchal de Turenne et le duc de La Rochefoucault. La vérification et l'enregistrement eurent lieu à la Grand'Chambre et sans difficulté. En vain les Enquêtes objectèrent que la Grand'Chambre n'avait pas le droit de remplir seule ces formalités, à cause des privilèges des princes du sang et des pairs de France qui ne peuvent être jugés que par les chambres assemblées. Il suffit au président de Mesmes de relever que les personnages intéressés ne formaient pas opposition et renonçaient par cela même tacitement à leurs privilèges, pour faire écarter la prétention des Enquêtes3. Le Parlement agissait de plus en plus d'accord avec la monarchie. Mais en province l'agitation paraissait s'aggraver; la