‹ Le parlement de ParisChapitre 179 sur 238 · Mémoires de Goulas, t. III, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Goulas, t. III, p

« ce qui se passa avec beaucoup de civilité » , dit Omer Talon . Ils se rendirent, le 17 février 1651, au Parlement pour le remercier1. Peu après, le 25 février, une déclaration royale reconnaissait que les princes étaient innocents et cassait tout ce qui avait été fait contre eux depuis le jour de leur emprisonnement2. Le 11 mars, le Parlement ordonna l'exécution des arrêts rendus contre Mazarin et la saisie de tous ses biens5.

La situation paraissait s'éclaircir singulièrement : les princes étaient en liberté, le premier ministre était abattu, le Parlement triomphait de nouveau et cette fois sans guerre civile. La monarchie était affaiblie. Mais à qui allait passer l'autorité? Le Parlement se tenait maintenant dans les voies de la modération et entendait partager le pouvoir avec la royauté sans le lui retirer. Mais le clergé et la noblesse voulaient aussi avoir leur part du pouvoir. On ne tarda pas à en avoir la preuve.

L'assemblée du clergé, qui se tenait en ce moment à Le Parlement

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Pans, manilesta un certain mécontentement contre 1 arrêt du clergé. du Parlement de Paris qui excluait du Conseil du roi et du ministère, non seulement les étrangers, mais même les Français qui avaient prêté serment à un souverain étranger, c'est-à-dire les cardinaux. Le clergé réclama auprès du Parlement, mais celui-ci demeura intraitable. L'avocat général Talon tint au roi, à cette occasion, un discours vraiment remarquable. Il lui présenta, en termes précis, le vrai caractère de ces princes de l'Église : ces

1. Les Mémoires de Goulas contiennent de très piquants détails sur l'entrevue de Mazarin et des princes et sur l'entrée de ceux-ci à Paris. Voy. t. III, p. 314 à 322. Voy. aussi Mémoires d'OMER Talon, t. VII, 2e partie, p. 31 à 33.

2. Isambert, t. XVII, p. 232; Mémoires d'OMER Talon, t. VII, 2e partie, p. 35.

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