Isambert, t. XIV, p
5. Voir cet édit de mai 1576 dans Isambert, t. XIV, p. 285. Comp. L'Estoile, éd. Lemerre, t. I, p. 151.
qui obtint en effet les duchés de Berry et d'Anjou, les comtés de Touraine et du Maine, ainsi que d'autres biens du domaine de la couronne. Mais le roi eut le soin de se rendre, le 24 mai 1576, à la cour, par précaution, pour faire publier les lettres patentes d'augmentation de cet apanage1.
Peu de temps après, il fit publier l'édit d'érection de la chambre mi-partie établie par l'édit de pacification, « laquelle était si odieuse à la cour, dit L'Estoile, que si le roi n'y fût venu lui-même, elle n'y eût jamais été publiée2 ».
Pendant quelque temps, la convocation des États généraux et la formation de la Ligue absorbèrent les préoccupations du roi3. Mais il est visible que ses rapports avec le Parlement laissaient fort à désirer. C'est ainsi qu'en 1577 le roi voulait proroger le Parlement au lieu de le laisser entrer en vacances. Les magistrats ont toujours été très chatouilleux sur cet article et, de plus, ils soupçonnaient que la continuation du Parlement n'avait d'autre objet que de les contraindre à enregistrer un certain édit de pacification en préparation. Aussi l'édit de continuation du Parlement ne fut-il publié, le 7 septembre 1577, qu'après plusieurs remontrances de la cour et des ordres réitérés du roi.
Ce n'étaient d'ailleurs pas seulement les troubles du