DEPUIS LA MAJORITÉ DE LOUIS XIV JUSQU'A LA FIN DE SON REGNE
vec la fin de la Fronde, les guerres civiles étaient ter- Premiers actes minées, la royauté triomphait. Mais Louis XIV ne leVariement.
prenait pas encore en main le gouvernement du royaume, et c'est à Mazarin que continuait à appartenir la direction des affaires. Cependant, dès l'époque de sa majorité, le roi laissa entrevoir sa politique et ses tendances. Pendant toute la suite de son règne, il eut toujours présents à l'esprit les troubles de la Fronde; il n'oublia jamais la part qu'y avaient prise la noblesse et le Parlement. Il entendait empêcher à tout prix le renouvellement des troubles passés. Pour cela, il fallait abaisser le Parlement et surtout la noblesse. Il appela les gentilshommes à la cour, les combla de bienfaits1, mais il les écarta complètement des affaires et leur fit comprendre qu'ils étaient, comme les autres, des sujets du roi. Pour s'en convaincre, qu'on lise, par exemple, la déclaration de mai 1655 contre les duels*. Le Parlement fut certainement beaucoup