‹ Le parlement de ParisChapitre 207 sur 238 · Néron, t. II, p. 750 et Isambert, t. XVII, p · texte numérisé non relu

Néron, t. II, p. 750 et Isambert, t. XVII, p

haranguer, démarche et témoignage de respect que le Parlement avait jusqu'à ce jour réservé aux têtes couronnées. «Toutes les compagnies souveraines, dit MmedeMotteville, allèrent saluer ce ministre avec des sentiments contraires à ceux qu'ils avaient eus par le passé. Le Parlement députa un président, deux conseillers de la Grand'Chambre et un de chaque chambre des Enquêtes pour le remercier de la paix qu'il venait de faire, honneurs qui jusqu'alors n'avaient été faits à aucun ministre ni favori et n'avaient pas encore d'exemple. En cette occasion, leurs harangues furent toutes remplies de ses louanges et sans avoir honte de leur injustice passée ou de leur légèreté présente, ils témoignèrent avoir pour lui une vénération extrême1. »

Mazarin ne survécut pas longtemps à ses triomphes et au moment de sa mort, le 8 mars 1661, il envoya à l'assemblée du clergé l'évêque de Poitiers avec mission de dire à ses membres qu'il mourait leur serviteur : il eut soin de remplir le même devoir vis-à-vis du Parlement2.

Après la mort de Mazarin, le roi s'empressa, comme il le désirait depuis longtemps, de gouverner par lui-même. Il ne voulut plus de premier ministre, « rien n'étant plus indigne que de voir d'un côté toutes les fonctions et de l'autre le seul titre de roi3 ». Louis XIV, qui n'avait rien oublié des guerres civiles, résolut de contenir énergiquement le Parlement; il le soupçonnait d'être « encore en possession et en goût d'une autorité usurpée 4 » ; il se proposait en outre d'introduire des réformes dans l'administration de la justice, comme il nous l'apprend encore

Mort

de Mazarin

gouvernement

personnel

du roi.

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