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normales. Au mois de juillet 1665, il fit un arrêt de règlement en quarante-six articles destiné à améliorer le régime des prisons dans son ressort et à réprimer certains abus1. En janvier et en février 1663, nous relevons des remontrances, mais qui n'ont aucun rapport avec les affaires de l'État. Celles de février cependant touchent aux finances et concernent certaines taxes de greffe. Le roi accueillit très favorablement les observations du Parlement, mais elles n'aboutirent pas. Le roi aurait dit aux députés du Parlement, d'après les registres de la cour, « qu'il aurait bien souhaité d'être en état d'accorder au Parlement ce qu'il lui demandait, mais qu'il ne pouvait pas encore faire sentir à tout le monde les fruits de la paix aussi entièrement qu'il l'eût désiré, qu'il avait fait une très grande diminution des tailles comme le soulagement le plus pressant et le plus cher à ses peuples et que même il avait donné, aux prières particulières qui lui avaient été faites, la diminution des deux tiers des taxes des greffiers, mais que le surplus était un secours nécessaire à son État, qu'il avait toujours considéré le Parlement comme la première compagnie de son royaume, dans laquelle il savait que la justice était fort bien rendue, et qu'ainsi il serait toujours fort disposé à lui donner des marques de sa bienveillance ». Sur le rapport de cette réception et des paroles du roi, après conclusions du ministère public et délibération, la cour ordonna d'itératives remontrances, mais sans succès. En la forme, le Parlement avait été fort bien reçu et traité par le roi, mais ce fut tout.
En mai 1665, le Parlement se permet encore des remontrances au sujet des maîtres de Requêtes de l'Hôtel. En juillet 1665, un arrêt de règlement, qui ne comprenait pas
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moins de 61 articles, réforma l'administration de la justice dans les présidiaux, bailliages, sénéchaussées et autres sièges royaux1. Mais ces mesures étaient pourtant insuffisantes.
Les désordres étaient tels, dans certaines parties du royaume, les crimes si nombreux, l'impunité si fréquente, que le roi se décida à établir des Grands Jours à Clermont, en Auvergne, par une déclaration du 51 août 1665. Le préambule de la déclaration relève dans quel triste état se trouvait le centre de la France et, pour y mettre un terme, le roi donne pleins pouvoirs aux juges des Grands Jours, à l'effet de terminer toutes les contestations, criminelles ou civiles, par des décisions souveraines, de relever et corriger toutes les fautes des magistrats locaux et de ramener chacun dans le devoir2. En même temps, au mois d'octobre 1665, pour confirmer son autorité sur tous, Louis XIV interdit aux parlements de prendre le titre de cours souveraines et ne leur reconnut que la qualité de cours supérieures. « Les compagnies, dit-il, ayant pris peu à peu le nom de cours souveraines, se regardaient comme autant de souverainetés séparées et indépendantes. Je fis connaître que je ne souffrirais plus leurs entreprises3. » Cependant le roi n'avait pas sujet de se plaindre de son Parlement qui allait jusqu'à lui donner les témoignages d'une soumission absolue, au risque même de compromettre sa dignité. Il est facile d'en relever un exemple dans cette même année 1665. Le roi rendit au mois d'avril, en forme d'édit, une déclaration, pour assurer l'exécution de la bulle d'Alexandre VII contre les cinq propositions de
Grands jours
de Clermont.
Soumission
complète
du Parlement.