‹ Le parlement de ParisChapitre 215 sur 238 · Journal de d'ORMESscw, t. II, p · texte numérisé non relu

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cette réforme ne pouvait pas être réalisée d'un seul coup, mais on pourrait du moins commencer par combattre les abus de la vénalité en réduisant le nombre des charges et en fixant pour chacune d'elles, en cas de vente, la somme qu'elle ne pourrait pas dépasser; ce fut l'objet d'un édit de décembre 16651. C'était en effet, autrefois comme aujourd'hui, de la part des titulaires d'offices, une tendance très naturelle et par cela même aussi très générale, de vendre leurs charges plus cher qu'ils ne les avaient achetées. Il en résultait sans doute que la valeur des offices augmentait sans cesse, mais aussi et par cela même chaque nouveau titulaire, pour assurer la rémunération de son capital, se montrait plus exigeant que ne l'avait été son prédécesseur pour les épices et autres émoluments. Louis XIV se plaint de ces abus dans son édit de décembre 1665 et, pour les faire cesser, il établit un tarif des principales charges, mais il ajoute qu'il aurait désiré faire davantage et supprimer purement et simplement la vénalité des offices pour en ouvrir l'accès aux hommes de talent sans fortune. Dans ce même édit, Louis XIV annonce pour la première fois à la France qu'il a commencé une œuvre générale de réforme de la justice.

Ces déclarations causèrent un grand émoi dant tous les parlements et surtout au Parlement de Paris où tous les magistrats, y compris le premier président de Lamoignon, si populaire cependant et si hautement estimé par sa science et par son intégrité, étaient restés complètement étrangers à tous ces projets de réforme. Il paraît aujourd'hui hors de doute qu'à partir du jour où le président Lamoignon en avait eu connaissance, il avait essayé de s'introduire dans la commission, mais sans aucun succès. Colbert l'en avait impitoyablement écarté. En même temps que Lamoi-

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