‹ Le parlement de ParisChapitre 35 sur 238 · Voy. sur tous ces points L'Estoile, t. V, p. 124 à · texte numérisé non relu

Voy. sur tous ces points L'Estoile, t. V, p. 124 à

ordres de l'État étaient alors attachés à la loi salique. A Paris même ils restèrent sans effet ; des assemblées furent tenues dans les quartiers et l'avis s'y répandit d'entrer en négociation avec le roi pour conclure la paix et le décider à se faire catholique. Ce fut aussi l'opinion des membres de la Chambre des comptes et on ne craignit pas de la porter à la connaissance de Mayenne qui s'en montra fort mécontent.

Le Parlement était divisé. Le 29 novembre, à l'oc- Le Parlement casion de la harangue de la Saint-Martin, le président cfe i^ulue! de Hacqueville parla avec exaltation de la maison de Lorraine et se prononça pour la continuation de la guerre. Le 22 décembre, le président Nulli prononça un arrêt qui cassa celui du parlement de Ghâlons, rendu contre le légat du pape. L'avocat du roi, Dorléans, à cette occasion, se livra aux invectives les plus violentes, réclamant la continuation de la guerre, injuriant le roi, le nommant prince de Béarn, l'appelant méchant, hérétique et excommunié, disant des conseillers de Châlons qu'ils étaient eux aussi des hérétiques et des schismatiques. Le même jour, l'arrêt du parlement de Châlons fut remis entre les mains de l'exécuteur de la haute justice qui le brûla sur la Table de marbre1. C'est aussi à ce moment que, sous la pression du Saint-Siège et de l'Espagne, Mayenne avait fait convoquer, dès le mois de décembre 1592, des États généraux à Paris pour l'élection d'un roi. Le Parlement de Paris fut sollicité d'y envoyer des députés et il s'empressa de profiter de la circonstance pour se permettre un acte politique de la plus haute gravité. Par déclaration du 26 janvier 1595, il délégua le premier et le second présidents avec huit conseillers pour assister aux États des-

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