‹ Le parlement de ParisChapitre 48 sur 238 · L'Estoile, op. cit., t. VI, p · texte numérisé non relu

L'Estoile, op. cit., t. VI, p

5. L'Estoile, op. cit., t. VI, p. 20G et 212. Cpr. 280 et 28L 4. L'Estoile, op. cit., t. VI, p. 211.

plainte contre l'exécuteur des hautes œuvres, Ragnau, Blondel, homme d'église, et Donet, sergent à verge, tous trois furent condamnés à mort et exécutés le 29 août, le premier pour avoir manqué aux devoirs de sa charge, les deux autres pour avoir arrêté les magistrats. Ces mesures de haute justice ne suffisaient pas pour satisfaire toutes les haines, ni surtout pour rassurer ceux qui craignaient que le roi n'eût conservé trop de complaisance pour les huguenots. Aussi, dès le 11 juin, avait-on découvert une conspiration contre le roi1. L'Université, de son côté, profitait des circonstances pour demander au Parlement l'expulsion des jésuites, et une partie du clergé de Paris se joignait à elle. On en donnait pour prétexte leur dévouement à la Ligue, mais le vrai motif était le succès de leurs écoles qui portait ombrage à l'Université et au clergé séculier. L'affaire traînait en longueur devant le Parlement, lorsque l'attentat de Jean Chatel, élève des jésuites, brusqua la solution. Il fut établi au procès qu'on avait enseigné à ce malheureux qu'il ferait un sacrifice agréable à Dieu en délivrant la France d'un prince relaps et excommunié. Chatel fut condamné à être écartelé, et le jésuite Guignard fut pendu, parce qu'on avait trouvé chez lui des écrits compromettants2. La nouvelle de cette tentative d'assassinat enleva à elle seule 600 élèves aux jésuites, au profit de l'Université. Le roi rendit un édit d'expulsion des jésuites, le 7 janvier 1595. Cet édit ne se retrouvant pas dans les registres du Parlement, quelques historiens ont contesté son existence, mais elle n'est cependant pas douteuse, car l'édit d'expulsion est relevé par un arrêt du Parlement de Paris du 6 août 1762, et il est en outre certain qu'il a été enregistré et exécuté dans les ressorts des

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