L'Estoile, op. cit., t. VI, p
2. Voy. ce que dit de ce procès L'Estoile, op. cit., t. VI, p. 246 et suiv.
parlements de Normandie et de Bourgogne1. La vérité est que les jésuites n'étaient pas plus coupables que d'autres de la tentative d'assassinat dirigée contre le roi. Malgré l'édit de pacification, l'effervescence était encore générale de part et d'autre, et le roi ne parvenait pas plus à satisfaire les huguenots que les catholiques. Le roi se rendait un compte si exact de la situation qu'à la mort du gouverneur de Paris, Do, il avait refusé de lui donner un successeur et s'était déclaré gouverneur personnel de sa capitale*.
Le Parlement Plusieurs prédicateurs continuaient leurs sermons séhu^enots. ditieux et excitaient la foule, disant qu'on voulait perdre la religion en France et que les catholiques n'y étaient pas mieux traités qu'en Angleterre. De leur côté, les protestants demandaient des privilèges considérables et un protecteur. Le roi s'irrita de ces prétentions; il déclara qu'il leur accorderait l'édit de 1577 et la chambre de l'édit, mais qu'il entendait bien qu'ils n'eussent pas d'autre protecteur en France que le roi, et que celui qui oserait prendre ce titre le ferait au risque de sa vie3. Le Parlement lui-même était très divisé sur les mesures de tolérance et se montrait à l'occasion facilement hostile aux huguenots. Plusieurs conseillers de la Gour avaient été comme d'autres personnes, par simples billets, c'est-à-dire par lettres de cachet, chassés comme Ligueurs de Paris à l'entrée du roi dans sa capitale; puis, quelque temps après, le roi, jugeant inutiles ces mesures de précaution, les avait laissés rentrer4. Exercèrent-ils une influence sur leurs collègues? Ce qui est certain, c'est que, peu de temps après, le Par-