‹ Le parlement de ParisChapitre 50 sur 238 · L'Estoile, op. cit., t. VI, p · texte numérisé non relu

L'Estoile, op. cit., t. VI, p

5. Voy. sur ces divers points L'Estoile, op. cit., t. VI, p. 244 et 245.

4. Voy. sur ces divers points L'Estoile, op. cit., t. VI, p. 209, 229, 233.

lement éleva des difficultés pour recevoir le duc de Bouillon comme maréchal, sous prétexte qu'il était huguenot. Le roi fit venir le Parlement et lui déclara que, si le duc de Bouillon n'allait pas à la messe, il n'en était pas moins le plus grand homme de bien de tout le royaume1. Les difficultés allaient commencer entre le roi et son Parlement, parfois pour cause de religion, le plus souvent à raison des finances.

Dans leurs rapports réciproques, le roi Henri IV et le Parlement de Paris furent dirigés par des préoccupations de natures bien différentes et qui furent la cause de conflits fréquents entre eux. En tout temps le Parlement témoigna d'un complet dévouement et d'un respect sans bornes envers le roi, de même que celui-ci, dans maintes circonstances, montra ouvertement sa haute estime et sa pleine confiance dans sa Cour de justice. Mais Henri IV entendait régner en roi absolu, par conséquent imposer sa volonté au Parlement et lui interdire toute immixtion dans les affaires politiques, ce qui comprenait alors aussi les questions religieuses. Toutefois, par suite d'une inconséquence déjà commise par ses prédécesseurs et renouvelée plus tard par ses successeurs, sauf Louis XIV, Henri IV lui-même engageait le Parlement ou quelquesuns de ses membres dans les affaires politiques, toutes les fois qu'il estimait utile l'appui de sa Cour de justice. Il lui accordait alors moins une participation aux affaires publiques qu'il ne lui demandait un avis ou un secours.

Le Parlement, de son côté, malgré ces marques d'estime et de considération, sentait bien qu'il en était de plus en plus réduit à juger les contestations entre Pierre et Jean. Il saisissait toutes les circonstances qui lui permettaient d'intervenir dans les affaires de l'État et son droit d'en-

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