‹ Le parlement de ParisChapitre 51 sur 238 · L'Estoile, op. cit., t. VI, p · texte numérisé non relu

L'Estoile, op. cit., t. VI, p

regislremcnt devenait son arme principale, mais il s'en servait souvent hors de propos ou même maladroitement. Dans ses rapports avec les huguenots, le Parlement restait visiblement hostile à la religion nouvelle ; de là une première cause de graves conflits avec le roi qui entendait assurer la liberté et le respect des deux cultes.

conflit Dans cette lutte ouverte ou tacite, engagée entre le roi

et le Parlement et ^e Parlement, au sujet de la religion, la supériorité du

au sujet roi se manifeste à toute occasion. Le Parlement est dominé

de la religion

et des finances, par une idée fixe : s'opposer au progrès du protestantisme, même en lui contestant ses droits, non par des moyens illicites, mais le plus souvent par des difficultés de procédure. Ainsi le parlement de Tours fit les plus grandes difficultés pour admettre les protestants aux charges du royaume et, lorsque les chanceliers parurent se soumettre, les procureurs et avocats du roi continuèrent à résister malgré les instances de Henri IV qui se trouvait alors dans cette ville1.

Les vues du roi étaient beaucoup plus larges et plus équitables. Henri IV se rendait nettement compte des difficultés de la situation et savait faire face à tout; il résistait aux demandes qui lui paraissaient contraires à la paix publique et acceptait celles qui devaient la faire régner. Les protestants demandaient, avant la conversion du roi, qu'il fût tenu un colloque ou conférence entre les représentants des deux religions. Le roi s'y opposa : il comprit qu'une pareille réunion n'aurait pour effet que de retarder encore sa conversion et de maintenir le trouble dans les esprits*. Mais, une fois la conversion faite, le roi consentit à la conférence de Nantes pour entendre les plaintes des protestants et satisfaire à leurs demandes.

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