‹ Le parlement de ParisChapitre 7 sur 238 · Isambert, t. XI, p · texte numérisé non relu

Isambert, t. XI, p

fin de la guerre folle, Charles VIII ayant voulu, pour résister à une attaque concertée entre Henri VII, Ferdinand d'Aragon et Maximilien d'Autriche, lever un décime sur le clergé de France avec l'autorisation du pape, le Parlement fit des remontrances et déclara au roi que l'autorisation du pape ne suffisait pas et que le consentement du clergé était indispensable. Le roi reconnut la justesse de ces observations et renonça à son projet; mais il frappa d'emprunts extraordinaires les bonnes villes du royaume et la plupart des fonctionnaires. Le Parlement, par l'organe de son premier président, de la Vacquerie, éleva encore une fois des plaintes ; elles restèrent sans doute inutiles, mais prouvèrent cependant que le Parlement savait, à l'occasion, faire entendre sa voix1.

Nomination A la mort de ce magistrat en 1497, le premier avocat pré^ideùr général demanda que le successeur de la Vacquerie fût par le roi. nommé à l'élection. Il se fondait sur ce que tel était le vœu émis par les États de Tours et rappelait que précédemment Henri de Marie et Robert de Maugé avaient été élevés à cette dignité par voie d'élection. Mais le procureur général remarqua avec raison qu'on ne pouvait pas invoquer ces deux précédents, puisque ces élections avaient été faites avec le consentement du roi. Malgré tout, le Parlement passa outre, procéda à l'élection et présenta au roi Simon Bochard et Jean Le Maitre. Mais le roi ne tint aucun compte de ces présentations, et pour affirmer son droit il nomma d'office un autre candidat*. Désormais il fut acquis que le premier président était à la nomination directe et exclusive du roi. Ce principe fut respecté et appliqué jusqu'à la fin de l'ancienne monarchie. Le roi avait aussi le droit de révoquer ce magistrat. Le premier

Page 1