Isambert, t. XI, p
président n'était donc pas, comme tel, protégé par le bénéfice de l'inamovibilité. Aussi était-il fort embarrassé lorsqu'un conflit s'élevait entre le roi et le Parlement. Son impartialité et son indépendance étaient suspectes à tous. Mais d'un autre côté, personnellement intéressé à satisfaire à la fois le roi et le Parlement, il devenait un négociateur toujours fort diligent, parfois très habile, et, grâce à lui, plus d'une difficulté fut écartée et aplanie.
Le règne de Louis XII fut, pour le Parlement, une Louis xii
, . ., r, ,. , . -, , et le Parlement.
époque de paix et il en profita pour consolider son autorité. On sait que ce prince assistait fréquemment et volontiers { ^ ù aux audiences de sa cour. Dans maintes circonstances . ~~
politiques, il prit l'avis des membres de son Parlement avant de se décider, notamment pour ses affaires avec le pape Jules II et à l'occasion du mariage de sa fille aînée à celui qui devint son successeur sous le nom de François Ier *. Il arriva bien parfois au Parlement de résister à l'enregistrement de quelques édits, mais sans qu'il s'élevât jamais aucune difficulté sérieuse avec la monarchie.
Sous le règne de François Ier, la situation se modifia François i« sensiblement. Le Parlement eut une part plus active aux Parlement;
affaires politiques et se trouva maintes fois en lutte avec celJa$!lnt™eipe
la royauté. François Ier prit vis-à-vis du Parlement une des affaires
. , , ,. . , ., , -, , , politiques; règle
attitude très nette dont s inspirèrent ensuite la plupart de de conduite ses successeurs. Le roi n'entendait pas interdire au Parlement toute ingérence dans les affaires politiques, mais il / i {$ voulait que le Parlement ne se mêlât de ces questions qu'avec sa permission. On devine sans peine que le roi ne manquait pas de s'adresser au Parlement, lorsque son intervention était de nature à lui rendre service. Mais il