LIT DE JUSTICE
Le mot lit de justice signifiait le trône sur lequel le roi était assis. Autrefois, on appelait lit un siège garni de coussins et couvert d'un baldaquin. Dans la salle de la grand'chambre du Parlement, ce trône était composé de cinq coussins ; l'un servait de siège au roi, conire un autre, il s'appuyait le dos, deux autres luisetvaient à s'accouder et un autre était placé sous ses pieds. Le chancelier de France était assis au-dessous du trône, dans un fauteuil à bras qui était couvert avec l'extrémité de l'étoffe de soie, qui servait au roi de tapis de pied. Le roi se rendait à ce lit de justice, entouré des principaux per* sonnages et fonctionnaires du royaume* Les princes du sang, les grands officiers de la couronne, le grand chambellan, le grand écuyer, le grand maître des cérémonies le gouverneur de PariSj les quatre capitaines des gardes du corpsj le commandant spécial des cent Suisses de là garde, le prévôt de Paris, y avaient leur place assignée* Devant le roi, deux huissiers se tenaient à genoux avec leur bâton d'argent doré, ainsi que six hérauts d'armes* Le chancelier, quand il se rendait auprès du roi pont*
preji4çe ^, ofàmt pU^it un genou m ttsml iM ftét^ , sidentç, et. les conseillers du Parlement se naettaieut aut^ I à^nqiax, jusiqu!à ce que le ehahedierf aiî imhii dirtV))^'^ Iquit penûlt de se relever* L'ouTerture de iaidéaniB fie- > favii^t d'ordinaii^e par le roî lui-même, qui^ œpetiAant^ * Iq {)tlus souvent, ne prononçait que quelques môte ; e^ i a)>j^n4annait au conseiller l'analyse de la;m9itièpeH G^^ i lui-ci, dès que le roi avait cessé de parler, se rendait :»-> sQn 4rône pour prendre ses ordres ; il retaLunaadt< jà 'ia plajae et prononçait son discours assrià etilaitéte'déeduiJ: verte. Au commencement de son discours/ il disaitialix' i membres du Parlement que le roi' leur pe(Efti0llliiii(^< ée l cauvrir. Après le chancelier, il était d'nsagéîqiierld»prô*ii mier président demandât la parole ; le jchanoèliètidiii i dipiait qu'il pouvait parler; alors le préâfideri([^AiHiâ<qtiel» toqs les membres, se mettaient à genousd; iausftot6t{W ' chancelier annonçait que le roi ordonnait que» dhàcpû'Ba 1 1 rtjleivât- Alors le premier président, dd:)0ut:etilat^e «découverte, prononçait son discours. Après le pifBaiE6i!i^{)ré«^ 1 sident, le premier avocat général prenait ]a<pa(fole'i>il0| chanoelier donnait la parole aux gens dn lroî;*C0àitMQiii se mettaient à genoux, puis le chancelier lèut^ Isi^iâéii^: > Tocdredn nn de se lever. L'avocat :géiàéal)palDlail?^^ et la tète découverta. .Eiafin^aja li8ur>dKi<piciniLeiiipvési'^^' d«n|«,fle chaocelies fècdeiliait lès tolx}iqu#tohaciinr|iiia)J4(] naît h voi^' ba^sa^ike voixinjâtàieiit )eoiuâiléniés.'.qpMiI CQa)in« aotistiiktat^Yes 9tinoi^tdélibéi{ltîrasj.'i4)ièBjqqeile^ '
LIT DE JUSÎÎCB. ! W
chancelier les avait reoaeillies, il disait àhaatevoix: Le roi, dans son lit de justice, a ordonné et ordonne que les UUres sur lesquelles la délibération a eu lieu, seront inscrites dans les registres. Alors étaient remplies tes formalités usitées pour T enregistrement. La séance qui, jusqu'à ce moment, avait été tenue à huis clos devenait ' publique : les portes de la grand'chambre s'ouvraient et la nouvelle loi était annoncée au peuple.
De pareils lits de justice n'avaient pas lieu seulement au Parlement de Paris, mais aussi auprès des autres Pariements. (V. sur les lits de justice les Mémoires de TalonJ.HI). Dans le Code Néron on trouve (T. ll,p. 769) ' une description détaillée du lit de justice teuu> le ' 18 mai 1648, après la mort de Louis XIII, en présence ' del^iiiaXIV son successeur, qui n'avait pas encore ' ciaq ans, et de sa mère Anne d'Autriche, cette der*» * nière y fut déclarée régente. '
Au pi^emier volume du Mœiiteur^ réimprimé en Tan IV de la république, se trouve en tète un avant«> propos, qui traite des événements précédant immédiatement la révolution. On y lit, p. 79, une description détaUliedu lit de justice d'août 1787.
Auprès de tous les Parlements, on conservait imô col^ ' lectionde tous lee actes enregistrés et des arrêts, qui, pvbdpalemânt pour le Parlement de Paris^ formaieiitdeB liaiiei énoiunei et dont la connaissance est fort inipôtv ^ tante pour rbtstoire. Uyiavâit/entteeux^ iime difflâreuM' *