‹ Le Parlement de Paris, son organisation, ses premiers présidents et procureurs généraux, avec une notice sur les autres parlements de France et le tableau de MM. les premiers présidents et procureurs généraux de la Cour de Paris et les batonniers de l'ordre des avocats;Chapitre 44 sur 110 · PAIRS DE FRANCE AU PARLEMENT · texte numérisé non relu

PAIRS DE FRANCE AU PARLEMENT

Tous les pairs de France étaient , en vertu de leur dignité et de droit, membres du Parlement.

Les princes du sang portaient, depuis Henri III, le titre àe pairs-nés et avaient le pas sur les autres pairs, soit clercs, soit laïques. Dès leur vingtième année (1), ils avaient voix délibérative dans le Parlement, et les autres pairs seulement à Tâge de vingt-cinq ans.

Les pairs, pour avoir siège au Parlement, devaient y avoir été formellement reçus. Cette réception, pour la forme, avait lieu, après information préalable, sur leur conduite. Au moment delà réception en la grand'chambre et devant ses membres, le nouveau pair prêtait le serment de se conduire comme un sage et magnanime duc et pair, d'être fidèle au roi et de le servir dans ses très-hautes et très-puissantes affaires.

Jadis la formule du serment était différente. Charles de Genlis, évoque de Noyon , un des pairs spirituels, jura, lors de sa réception au Parlement, le 15 janvier 1502 :

« De s'acquitter en sa conscience es jugement des « procès oii il se trouvera en ladite Cour, sans accepta-

(1) Pour les princes du sang, c'était là, d'après les lois féodales, l'âge de la grande majorité. Par rapport aux autres pairs, cela avait été réglé ainsi par un arrêt du Parlement du 30 avril 1643.

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