ViARD, op. cit., p
des protestants pour soumettre la ville de Dijon ayant échoué, un conseiller au Parlement, Jacques de Yintimille, est banni comme suspect d'hérésie *. De même, encore, par délibération de la Chambre de Ville et du maire Bénigne Martin, en date du 8 juillet i562, le conseiller Claude Bretagne * est contraint de quitter Dijon \ Pourtant, tous deux, par requête, protestaient de n'avoir jamais fait aucun acte répréhensiblc, et, disait Claude Bretagne, « mesmement en ce qui concerne la religion, que si quelque malveillant pi'étendait qu'il fut tombé en fautte ou suspection, il appartenait à la Cour seulle d'y pourveoir *. » Malgré tout, la rumeur publique les accusait d'hérésie % et eux-mêmes ne semblent pas s'en être défendus avec beaucoup d'énergie. En i568, Yintimille n'a pas réussi à se laver de l'accusation qui pesait sur lui et la municipalité, le i3 septembre, se plaint à Tavanes de ce que Yintimille, « auquel il a esté ordonné de se contenir en sa maison comme estant de la nouvelle religion » entre tous les jours au Palais °.
A cette date, d'autres magistrats étaient suspects aussi, et le maire fait de nombreux rapports d'assemblées clandestines tenues tant chez le conseiller Maclou Popon que chez le président La Reynie ', landis que les avocats Saumaise et Langlois, accusés de connaître les affaires géné-
I. Corresp., Il, préface, p. IX. — Cf. sur Jacques de Yintimille, ^'INDRY, Les Parlementaires Jrançais au XVI' sièele, I, 147.
a. Claude Bretag-iie, conseiller clerc, pourvu le 16 avril i'm5 de l'office de François Alixan, reçu le 18 juin suivant. Son office fut commué en un oflice de conseiller laïc par lettres du 4 janvier i586. Reçu le 2 juin suivant. Mourut le 16 août 1604 ; il fut enterré à la Madeleine de Dijon. — Cf. ViNDRV, op. cit., l, 161.
i. Resç. du Parlement, I, 1388-9.