Arch. miin. de Dijon, B i;4 bis, f
j. Fiacre Hug'on de la Reynie, président au Parlement de Bourgogne, oncle de Simon Hugon de la Reynie. — Vindrv, op. cit., I, i43. — Sur Maclou Popon, cf. ViNDRY, op. cit., I, 166. — Le fait de trouver parmi les panégyriques de Maclou Popon une pièce de Théodore de Béze ne fait qu'affirmer les tendances réformistes du conseiller. (Cf. Macnlii Pomponii monumentum. Paris, i58o, in-ia ; cité par Vindry, I, i6(>).
raies « concernans la prétendue nouvelle Religion » étaient emprisonnés pour trahison '. Une semble pas néanmoins que, depuis celte époque, les doctrines rélbrmisles aient lait de grands progrès dans la Cour bourguignonne, et la conduite du Pai-lement semble plutôt avoir été hostile aux huguenots ; nous en voyons la preuve dans l'aveu même de la municipalité, qui, dans un placet du 3o nov, i585, avertie de l'octroi de lettres patentes transférant la séance du Parlement à Autun, représente au roi la nécessité de maintenir ce siège à Dijon, « pour contenir les huguenots » -• De fait, il est certain que le Parlement de Bourgogne enregistra de meilleure grâce que la Cour parisienne redit d'octobre i586 \ Pourtant, il faut retenir des accusations dirigées en 1 555-1 568, contre divers magistrats, ce fait que plusieurs familles parlementaires étaient suspectes d'adhérer plus ou moins ouvertement aux doctrines de la nouvelle religion ; entre autres les Bretagne *, les La Reynie. Faut-il en conclure que ces familles avaient persévéré dans l'hérésie et qu'en i588, les conseillers Bretagne et La Reynie entre autres aient été huguenots? La Cuisine affirme que le « Parlement était atteint par les nouveautés religieuses dans plusieurs de ses membres \ » Aucun de leurs actes sans doute ne nous autorise à dire
1. Arch. nmn. de Dijon, B i:4 bis, f" io4 v% i4o v», i5o. — De nombreux membres de ia famille Saumaise semblent d'ailleurs avoir été entachés d'hérésie. François Saumaise, maître des comptes, père de Jérôme, conseiller au Parlement, s'était échappé de France à la Sainl-Barlhelemy, et avait trouve un refufe'e à Lausanne et à Montbéiiard. Selon Haao, Bénigne Saumaise, le conseiller reçu à Semur en 1694, fut un protestant de tendance, et sa femme, Elisabeth Virot, élevait ses enfants dans la religion réformée. (Haag, France protestante, IX, i5o. — Cf. Vi.nukv, op. cit., I, i58.)