‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 104 sur 144 · Ukolot, op cit., p · texte numérisé non relu

Ukolot, op cit., p

3 L;i Verne visite Breunot. (-1. Brela^ne, Brulart (Breisot, 11. i66-;2-89), Bouhier, Jean Fyol puîné (liib nat.. Fonds français, n" iiSiy, f" 6; et i36. Cité par M. 1)h(iiiit. op. cit., p. 34).

4. Les conseillers se mirent à rendre de rré((uentes visites à La Verne : Jean Fyot et Gagne (Bib. Nat., Fond.f français, n" ii5i9, f°* 11.") v«. 12a v).

5. On lui promit un état de président, vingt mille écus. la charge de raayeur (ArcA. miin. de Dijon. B a32, f" ii>6. — Breunot, II, afiy, note de Garnier. — Ibid., IL 329. — liib. Xat., Fonds français, n* ii.'np, f* 101 v. — Cf. Dhih UT, op. cit.. p. 33. note 4)-

faiblesse et par prudence, n'avaient osé suivre dans l'exil leurs collègues plus énergiques, reparaissait en 1094 : il leur fallait un houime qui pût, à leurplace. <'n cas d'échec, assumer les responsabilités. La Verne lut choisi. Ils virent que l'ancien maire, dans son désarroi, avait besoin d'eux ; ils se firent acheter leur aide et leur protection' par la promesse de se mettre à la tête du complot.

Ces Parlementaires qui s'étaient chargés de dresser les plans de l'entreprise destinée à rendre la ville à Henri IV, étaient naturellement les plus avancés des magistrats />olitiqiies, ceux qui toujours avaient été suspects aux ligueurs, ou qui l'étaient devenus depuis : Claude Bretagne, le vieux doyen, autrefois suspect d'hérésie^, dont le fils et le neveu étaient membres du Parlement royaliste : Jean Fyot puîné, le frère d'un royaliste déterminé', qui, pour les agissements de sa femme, avait encouru déjà les reproches de la Chambre de Ville ; le conseiller Jean Gagne, et le commissaire Pierre Quarré, celui-ci cousin de Baillet de Vaugrenant.

A coup sûr, ceux-là ne furent pas les seuls, et, s'ils furent les premiers accusés, d'autres avaient dû '. quoique peut-être dans une proportion moindre, se faire les organisateurs de l'affaire. Il n'est pas douteux, en ell'et, que le plan du complot fût l'œuvre des magistrats : dans leurs interrogatoires, La Verne et Gault ' le laissèrent entendre',

1. C'est en effet Fyot puîné qui corrigea de sa propre main les minutes de lettres d'al)olition i)our le meurtre de Chantepinol, que l'on devait faire signer à Mayenne. Voy. ces minutes au manuscrit iiSig de la lUb. Nai., f" i;i-74--5-;8.

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