Voyez ci-dessus, p
'i. François Fyot, qui fut avocat au Parlement royaliste, et remplit, dans la Chambre des Elus royalistes, la cliarge de vicomte mayeur de la ville de Dijon.
4. Voy. en effet ci-après le rôle de Bonhierelde Bernardon dans l'affaire.
5. Claude Gault, capitaine, jeune homme énergique, l'un des principaux accusés. Sur lui et sur son rôle, voy. Drolot, op. cit., p. 42 elpassim.
6. Arch. mun. de Dijon, B a32. f» <)i v°. — ffib. Xat., Fonds français' n' Ii5i9, f" 41 v«, 42, 86, 0. 104. 10; v°. 108, ii3 v«, ii5 v, 118. etc.
et les mesures prises trahissent aussi « la sagesse, l'esprit de méthode des Parlementaires »'.
Désormais, les magistrats ne cesseront pas de veillerde loin à l'exécution minutieuse de leurs projets; ils ne cesseront d'entretenir en secret dans la ville une agitation favorable, mettant à profit le mécontentement causé par la menace d'une garnison. Pour ranimer, au moment opportun, l'ardeur des conjurés, leurs interventions sont nombreuses : tandis que Bernardon parlait à Lavisey et Bouhier à Gault*, Gagne et Quarré intervenaient auprès de La Verne, gourmandant ses hésitations et le pressant de « nonobstant le bruict de la paix ». exécuter l'entreprise, « d'auctant que le roy en sauroit tousjours bon grey quoy qu'il arriva et que ladicte i)aix se fist » '.
Mais ce nétait que de loin qu'ils surveillaient toutes les menées. Ils répugnaient à se mettre en avant, si peu que ce fût, et ce n'est qu'après de longues hésitations que Quarré se décida à demander l'aide de son cousin Yaugrenant* et que Bretagne se résolut à appuyer son collègue''.
C'était le 22 août, de très bonne heure, que les conjurés devaient introduire à Dijon les troupes de Yaugrenant et livrer la ville au roi^
Mais la veille de l'exécution, le complot fut dénoncé ', et, en cette occurrence, c'est la timidité encore des Parlementaires qui fit tout avorter : le complot avait, en eflet,
1. DKdifiT. op. cit., P,4i- — t^'- Maillv. L'Entreprise de Jacques Verne, p. ;3-;6.
2. liib. Xat., Fonds français, n° ii.Tit,V <" I2i v , laa. i. Ibid., (■• io8.
4. Les démarches avaient été déjà nombreuses auprès du g'ouvcrneur de Saiut-Jt'an-de-F,osne. Jean Fyol lui-même avait proposé déjà de prodler d'un voyag-e à Chalon pour passer à Saint-Jean-de-Losne. afin d'assurer Vaugi-enant des projets des royalistes dijonnais (/iib. Xat.. Fonds français, n- ii5i9, r- i(i5 V, laa v). Mais Vaii^renanl, toujours méliant. avait dit n'avoir contiance qu'en son cousin Quarré.
.'). Jiib. Xat.. Fonds français, w uTng, f" 5a, 108. m.
6. Four les détails du plan, voy. Dboiot, op. cit., p. 4" et suiv.
-. Dhoi oT, op. cit.. p. 52. — M. DnoioT (p 53, note 2) émet l'hypothèse que Legouz de ^■ellepesle a bien pu être l'un des dénonciateurs du coml)lol; aucune preuve certaine n'a cependant |>u être relevée contre lui bien que les paroles et l'attitude de Legouz de Vtllepesle pendant laHaire ne semblent pas contredire celte opinion.
été dénoncé trop tard, pour que rien fût em[)èché ; les chefs étjiicnt restés libres, mais hésitaient. Il suffisait d'un instant d'énergie des magistrats pour rendre aux conjurés tout leur courage, il suffisait de se montrer, ne l'ùt-ce qu'un instant, aux fidèles du parti, pour qu'éclatât l'entreprise 1. Mais chacun resta bien enfermé chez soi^ : c'était tout faire échouer.
Cette excessive prudence des Parlementaires ne leur servit à rien : c'est sur eux que dès le début se portèrent les soupçons du Conseil de l'Union^. Dès la nuit du 21 au 22, on parla au Château de Fyot puîné, et Breunot même fut inscrit sur la liste des personnes à arrêter *. Le lendemain, les arrestations commencèrent. La Verne, gardé au Château, avait dénoncé les initiateurs du complot, Fyot et Gagne '-. Fyot, bien qu'averti, est arrêté dès le 22 '; les perquisitions opérées chez Claude Bretagne ' et chez Gagne n'aboutissent pas. Ce dernier, réfugié chez Madeleine Hennequin', ne resta pas longtemps sans être emprisonné au Château. Le 23, on arrête P. Quarré, qui répond fièrement qu'il tient pour la religion catholique et pour son roi catholique ^ D'autres magistrats furent encore suspectés : Boursault'\ Bouhier*', Bernardon, et^-, sur les listes de proscription des i, 2, 3 septembre figurent les deux derniers*'.
L'emprisonnement des magistrats devait paraître arbi-