Breixot, II
x3. Breinot, II, 292.
traire au Parlement et sembler une atteinte aux privilèges de la Cour. Les conseillers arrêtés eux-mêmes surent se retrancher sans cesse, pendant toute linstruction de l'affaire, confiée à deux échevins ', derrière l'illégalité de la mesure. Quarré répondit qu'ayant « cest honneur d'être du corps de la Cour », il ne pouvait « suyvant les previlèges d'icelle Cour », répondre que devant le Parlement'. De son coté, « la Cour tendait la main à ses membres prisonniers^ ». Le Conseil de l'Union ayant décidé de soustraire les accusés au jugement du Parlement et de les l'aire juger par une commission spéciale de gradués et déchevins*, la Cour, peut-être autant par sympathie politique que pour défendre ses droits, se résolut à tenter une démarche auprès du Prince pour réclamer la connaissance de l'affaire. Dès les premiers jours, la demande faite au Château était restée sans réponse \ Breunot se fit alors l'inspirateur du Parlement % et, le 2 septembre, la Cour, considérant que, si des échevins et des avocats pouvaient faire le procès à des magistrats, les Parlementaires sei'aient «du tout plébéiens et pires qu'esclaves »', qu'il fallait plutôt abandonner l'exercice de la justice et fermer le Palais, envoya au prince de Mayenne une députation de six conseillers *, avec le premier président en tête, réclamer les conseillers prisonniers. Le vicomte de Tavanes, pour adoucir son refus', le motiva par l'impossibilité de soumettre l'affaire au Parlement, attendu que bien des magistrats étaient suspects *", et que presque tous étaient parents des prisonniers. Mais devant la difficulté
I. Guillaume Royhier, membre du Conseil de l'I'nion, et Pierre Morandet, tous deux avocats au Parlement (Arch. mun. de Dijon, B 232. f» 92 v). a. Bib. jVat, Fonds français, n° ii5iy, f° i3 y).