‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 108 sur 144 · Cf. Drouot, op. cit., p. gg · texte numérisé non relu

Cf. Drouot, op. cit., p. gg

lui soit donné de juger souverainement tous les accusés, le jugement des conseillers est renvoyé, l'instruction de leur procès n'étant pas terminée ' : d'autre part, appel est interjeté devant la Cour par Gault et Lavisey-: la Cour était invitée ainsi à prononcer de quel côté se trouvait la légalité. Il fallait se hâter, et juger avant qu'il fût statué sur l'appel ; c'est ce que la Mairie comprit, et grâce aux manœuvres de Desbarres, qui s'eflbrça de longtemps retarder les délibérations de ses collègues'', grâce aussi à son acolyte De Vellepesle*, le tribunal enfin constitué eut le temps de juger les accusés et de condamner à mort La Verne et Gault '.

Les avantages du Parlement étaient perdus : La Verne et Gault étaient jugés : les conseillers encore enfermés au Château, voyaient leur procès se poursuivre. Mais la Cour ne cessait de réclamer ses membres ; sans relâche, des démarches étaient faites auprès du duc. On écrivait, dès le 21 octobre, à Mayenne pour réclamer juridiction sur les magistrats accusés". Le duc ne semblait pas défavorable à cette concession, et, lorsque, après l'exécution des condamnés ', la Cour se rendit en corps, le (3 novembre, au Logis du Roi où se trouvait Mayenne, pour lui demander que les conseillers fussent mis à la Conciergerie, ou, s'il aimait mieux, en leurs maisons*, le duc, de-

I Dkouot, op. cit.. p. 93, et Breinot, II, 283.

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