Brel>ot, II, 3i
3. Breuxot, II, 3i3, 3i5, 3i9, 322. — Depuis quelque temps déjà on soupçonnait Desbarres de pousser le peuple à réclamer une prompte justice (Breunot, II, 3o2).
4. Brevxot, II, 32;. — On dit que ^>lIepesle écrivit à Franchesse, se trouvant alors à Montbard, pour le prier de venir incontinent, parce que la Cour voulait prendre connaissance du procès.
5. Malgré la lettre de Henri IV du 16 septembre (publiée par Berger de
XivREY, Lettres Missives IV, 2i3, puljliée à nouveau en note par
M. Droiot, p. îi5, note 2), enjoignant aux échevins dijonnais de ne point imiter ceux qui font service à l'Espagnol, et de ne point poursuivre ceux qui avaient tenté de mettre Dijon eu la puissance du roi.
0. Cf. Drouot, op. cit.. p. 123, et ibid., note i, pour l'attitude sournoise et la duplicité du président Desbarres en toute celte affaire.
3. La Verne et Gault avaient eu la tète tranchée, sur la place du .Morimont, le 29 octobre.
S. Brelxot, II, 3:8-379.
vant les instances tV Etienne Bernard lui-même, du maire de Dijon', de gentilshommes, tels que François de Damas, baron deThianges, Philippe de Foissy ', n'osa résister plus longtemps. D'ailleurs, il existait un autre moyen de les empêcher de nuire : c'était de leur faire quitter Dijon ; le duc accorda, moyennant rançon et à condition qu'ils « vuideraient » la ville, la mise en liberté des conseillers. Les parents des prisonniers furent prévenus qu'ils seraient relâchés pour quinze cents écus, douze cents payés comptant, et trois cents payables à Ghalon^. Enfin, le 12 novembre, la première somme ayant été réunie et versée à la hâte, par leurs amis. Fyot, Gagne et Quarré sortaient des prisons du Château. Après prolongation du délai de quinze jours accordé par le duc, Quarré partit le 29 novembre, Fyot* et Gagne le 7 décembre; tous trois se retirèrent à Saint- Jean-de-Losne \ Les autres magistrats compromis dans l'afTaire avaient déjà quitte Dijon : Bouhier, dès le 17 septembre, s'était réfugié à Saint-Jean-de- Losne, ainsi que Bernardon'. Cl. Bretagne, malgré la surveillance des ligueurs, avait réussi à fuir le 21 novembre ' .
En somme, l'aflaire La Verne est là pour nous prouver que le Parlement presque entier était gagné à la cause royaliste ; les ligueurs les plus déterminés, les Fyot l'aîné, les Etienne Bernard se modéraient de plus en plus, restaient même indécis parfois. Il ne restait que quelques irréductibles, en petit nombre, dont rien ne pouvait