‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 110 sur 144 · Brevnot, II, 388, 4o3, 4o · texte numérisé non relu

Brevnot, II, 388, 4o3, 4o

6. D'après Pkpin, Bernardon aurait été chassé le 4 (p- 119)- En tout cas, il est à Saint-Jean-de-Losnele 21 sept. (Brecxot, II, 32-). Il avait quitté Dijon « feignant de se promener aux faubourgs contre la porte Saint-Nicolas >• [Ibid., II, 3I9-32I).

■j. Breunot, II, 399-400. M. Drouot, (op. cit., p. 120) a donné, d"aprés Breunot, le récit de la fuite de Bretagne. Voy. aussi (Ibid. Appendice III) la liste des personnages compromis dans l'allaire.

amoindrir le fanatisme : c'était Desbarres, Berbisey, De Vellepesle. Tel est ce qui ressort pour nous de capital de lafTaire elle-même : le Parlement était presque entièrement converti. Mais d'autre part aussi, par les proscriptions ou exils volontaires de la fin de i594, le Parlement était privé de ses membres les plus énergiques, ou plutôt les moins timides, de ceux, parmi ses membres, qui étaient le plus favorables aux royalistes et qui avaient le plus vite adopté l'idée d'une conversion au parti du roi. Tous ces magistrats allaient grossir les rangs du Parlement d'Auxois et il ne restait à Dijon que les Parlementaires les plus craintifs ou encore hésitants. II fallait attendre dès lors plusieurs mois pour que, sous la pression de circonstances impérieuses, un nouveau groupe de magistrats royalistes pût se reformer dans la Cour dijonnaise. Parmi les magistrats, il restait certes, à la fin de l'afl'aire La Verne, quelques « politiques », comme on les appelait : Breunot, si longtemps suspecté, incriminé même dans l'affaire, est toujours présent, et ses mémoires nous montrent clairement sa conversion. A ses côtés, Saumaise était considéré comme l'un des « plus mal affectionnés')). Les sentiments du premier président lui-même n'étaient plus douteux 2, mais sa faiblesse l'annihilait toujours complètement. Enfin la fuite, un peu postérieure, et la réception à Semur des deux conseillers Guy Catherine ' et De Cirey, témoignent que, dès novembre lôç)^, ces deux magistrats ne devaient pas être extrêmement favorables à

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