‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 111 sur 144 · Breunot, II · texte numérisé non relu

Breunot, II

2. Déjà Brularl avait donné asile dans sa maison à deux des principaux conjurés, Gagne et Cl. Bretag-ne (Breinot, II, 279. Cf. ci-dessus p. iS3). Mars iSg,") : Tavanes l'accuse d'avoir été du complot [ibid., ^-o). Le 25 septembre i5y4. Brularl dit qu'il fallait reconnaître le roi (Breinot, II, 334). Le 7 fév. 1.59."), ses opinions se manifestent à nouveau : il dit au vicomte que c'était l'Espagnol qui em|)èchait le pape de reconnaître le roi ^Ihid., 451-432).

3. CatherinequilteDijonleijmai)595(BREUNOT,II, 5i5). Il avait des lettres de rétablissement depuis le a8 déc. 1594. Cf. Arch. du grffl'e. B i2o8t>, f° i"i. Aussi bien Catherine paraît-il être facilement suspect en raison de son amitié bien connue avec Guillaume de Tavanes. Cf. Arch. mun . de Dijon, B 298, f« 87.

l'Union'. Ainsi, si l'aflaire La Verne avait montré que le fanatisme des ligueurs, des Desbarres, des Berbisey, des Legouz de Vellepesie, n'avait pas diminué, elle avait d'autre part achevé l'éclosion de la sympathie royaliste chez divers membres de la Cour, et il existait en novembre des éléments capables de reformer les bases d'un nouveau parti royaliste. Le plus ferme de ces magistrats, Breunot, va se mettre à leur tête et, les mêmes influences qui s'exercèrent sur le Parlement avant l'aflaire La Verne s'exerçant à nouveau sur lui, va conduire Dijon à la reddition.

En efl'et, la décadence matérielle et morale du Parlement s'accentuait, tandis que, de plus en plus, s'aflirmait aux dépens de la Ligue le triomphe du roi.

La Compagnie manquait de bois au Palais 2 ; les magistrats ne formaient plus qu'un tout petit groupe, et Brulart à la St-Martin i594, déplorait de voir la Cour « réduitte à si petit nombre ))\ Ils étaient si peu, en efl'et, que, pour former deux chambres les Parlementaires étaient obligés d'appeler à la Cour de nouveaux juges : Jérôme de Cirey, père de Bénigne de Cirey * et Jean Moisson, maître des requêtes de l'hôtel du Roi". Les courses des ennemis n'avaient pas cessé, bien au contraire, et les magistrats continuaient à en ressentir les atteintes : Breunot, par exemple, voyait son bétail emmené'. Jamais, d'autre part, la Cour n'avait eu moins de pi^estige et moins d'autorité : son attitude même pendant l'aflaire La Verne et sa participation au complot avaient achevé de décrier le Parlement dans l'esprit des ligueurs ; l'insuccès ' de ses

1. De Cirey quitte Dijon i5 Jours avant sa reddition (Bueunot, II, 566). BerJjisey (dès le mois d'août) lui-même semble avoir oscillé entre les deux partis (Ibid., 240, aSj).

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