‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 14 sur 144 · La Cuisine, op. cit., II, iSj · texte numérisé non relu

La Cuisine, op. cit., II, iSj

était (Vune incroyable aclivité, s'occupant de la guerre, des finances, de la justice, à la cour, au Palais, à Tarmée : à vrai dire, Fremyot fut Tàme du parti royaliste en Bourgogne. Sans avoir sa hauteur de vues et sa valeur morale, d'autres magistrats étaient en communion d'idées avec lui : enti'e autres, Pierre Odebert, Colard et Jean Quarré que nous avons vus mêlés à l'aifaire du i*'' janvier iSSg. En face de ce double groupe royaliste, il existait dans le Parlement une petite fraction ouvertement ligueuse : gens dévoués à Mayenne, comme le président Jeannin, l'intime conseiller du duc de Lorraine ', ligueurs convaincus, comme l'avocat général Guillaume Legoux de Vellepesle ', politiques retors, comme le président Bernard Desbarres. Esprit souple et rusé, conscience sans scrupule, catholique ardent, apte à évoluer entre les partis avec une rare habileté pour ménager autant que possible son bien et sa fortune, administrateur consommé, antipathique à ses collègues aussi bien qu'au peuple dijonnais. redouté pour sa puissance et pour sa rigueur, tel était Bernard Desbarres; il « réunissait aux qualités du magistrat, l'intrépidité du soldat))'. Quoique moins violent que l'avocat général de Vellepesle, son zèle enflammé pour la cause de la Ligue lui valut un grand crédit dans les conseils de la Ligue. D'autres magistrats, connus pour leur attachement à la Sainte-Union, Jean Fyot de Chevannay, Perpetuo Berbisey, avaient été appelés au Conseil de l'Union. Ainsi, vis-à-vis des magistrats hostiles à la Sainte-Union, existait dans la Cour bourguignonne un petit groupe très restreint de ligueurs fervents dont les sentiments intimes nous sont prouvés par la confiance même que mirent en

I. Au cours de cette étude, nous no nous occuperons pas du rôle politique de Jeannin ; une élude spéciale serait nécessaire el relèverait plus de l'histoire nationale (jue de Thistoire provinciale.

a. G. Legouz de Vellepesle, sieur de Gurgy, avocat général en remplacement de Nicolas de Monlholou, promu président ; pourvu et reçu le 3o avril el le i6 juillcl i580. Il résigna en 1614 et mourut la même année.— (ViNDRT, op. cil., l, 180.)

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