‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 17 sur 144 · I. Arch. mun. Je Dijon. 15 226, f"- 12S · texte numérisé non relu

I. Arch. mun. Je Dijon. 15 226, f"- 12S

a. Arch. mari, de Dijon. B 2->i>, f» i'5i). — Cf. La Cuisine, op. cit., II, p. i32. Voici la copie de l'arrêl rendu le samedi 3i déc i5.s8 par le Parlement : « Vil les lettres du Roi écrites à Blnjs le a'i du présent mois et conclusions du procureur g'énéral, la Cour, les Chambres assemblées, a ordonné et ordonne aux baillifs, leurs lieutenants, maires, éclievins, et tous autres raag-istrals des villes de ce ressort, cliacun en droit soi, de tenir Icsdites villes en toute sûreté et les habitants d'icelles en bonne union et repos sous l'obéissance due à Sa Majesté, a fait et fait inhibitions et delFenses à toutes personnes de quelque état et condition qu'elles soient, de faire aucune assemblée dans lesdites villes et hors d'icelles, sinon de l'autorité du magistrat, à peine de la harl, et sera le présent arrêt envoie ezdites villes avec lesdites lettres i)our y être lues, publiées et enregistrées, atin que personne n'en ignore. » (Reg. du Parlement, 111. aji. Cf Bib. mun. de Dijon, Fonds De Juignié n" 3. p. 40

3. Furent députés pour la Cour : ''othenot, Colard, Odebert, Briet. Fui'enl députés pour la Chambre des Comptes : Maillard, Jacotol,

Vincent, Morelel.

4. Reg. du Parlenienl, III, 253. — Cf. Bib. mnn. de Dijon. Fonds De Juignié n" 3, yt. 8 et 9. Voy. aussi aux Arch . mnn. de Dijon. B 226, f° i35 v».

5. Les ra[)ports faits à la Mairie sont signilicatifs : le 3 janvier, on se plaint à la Mairie que des habitants se tiennent tout armés dans la salle du Palais et insultent ceux qui surveillent les menées de Vaugrenant. (Arch. mnn. de Dijon, B 236. f» i32 v°.) — Cf. Ibid., B 226, f» i33.

6. Sur ce personnage, voy. H. DiiouoT, Nole.'i sur la Ligue en Bourgogne.

Cour défaire publier les lettres royales'. Ainsi le Parlement défendait bien de mal parler du roi ; mais il se gardait d'aller trop loin : il lui seyait de ne pas se compromettre. Ne fallait-il pas éviter à cette heure d'attirer trop sur soi l'att'^ntion de Franchesse et se ménager une échappatoire pour rentrer dans les bonnes grâces de Mayenne, si le besoin s'en faisait sentir?

Aussi bien, Mayenne approchait. Après s'être assuré de Màcon et de Tournus, après s'être emparé de Chalonsur-Saône, il s'était dirigé sur Dijon. Presque toutes les villes bourguignonnes venaient de se déclarer pour la Ligue ^; les autres restaient indécises. Les royalistes, en Bourgogne, comme dans la plupart des provinces, semblaient peu nombreux et faibles leurs ressources. Pour, tant, l'attitude de Dijon aurait encore pu faire hésiter les opportunistes du Parlement. Mais Dijon était ligueur : dès i58-, en effet, au moment où le roi se séparait de la Ligue, Dijon avait abandonné le roi pour rester ligueur, et la municipalité, en mai 1087, s'était contentée de lire, sans prendre aucune résolution, le manileste du roi ^. Mayenne, d'ailleurs, n'avait pas ménagé ses encouragements aux Dijonnais: et il était arrivé à ses fins, puisque la municipalité venait de faire jurer, le 5 août i588, aux habitants, l'édit d'Union. Ce serment fut renouvelé au début de 1689 : les habitants jurèrent « de vivre et mourir en la religion catholique, apostolique et romaine », d"« assister envers et contre tous les Princes, Prélats... unis à cette sainte résolution », de se « rendre obéissans aux commandements de Monseigneur le duc du Maine (Mayenne). » On avait donc vite oublie la conservation de la ville sous l'autorité du roi : c'était, en somme, un beau faux-semblant que la protestation de fidélité du 3o décembre. Avant tout , la Mairie préconisait l'obéissance à

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