‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 19 sur 144 · Bauuolin, op. cit., II · texte numérisé non relu

Bauuolin, op. cit., II

définitive : le jeudi 23 mars iSSq « Ledit sieur de Fervasque est venu en cette chambre, et, estant assis au bureau, a dit que, ayant sceû des commissaires qu'il avoit plû à la Cour luy envoyer, la résolution par elle prise sur les articles d'union le jour d'hier apporté, il avoit icelle fait entendre aux vicomte mayeur et échevins de cette ville qui s'estoient résolu de jurer et signer lesd. articles en la forme qu'ils avoient esté présentez à lad. Cour sans aucune adjonction ny diminution, et que présentement il avoit veû trois ou quatre mil habitans qui avoient tous juré en la chambre de lad. ville l'observation desd. articles d'union, lesquels habitans estoient en grande rhumeur et y avoit crainte d'émotion et effusion de sang, ce qui l'avoit occasionné de venir céans pour y jurer et signer lesdits ax'ticles, avec cette compagnie, comme celle qui avoit plus d'authorité et de dignité...* »

Trop timides pour affronter une sédition — d'ailleurs inventée par Fervaques pour les besoins de la cause — trop prudents aussi pour résister aux représentants de la Ligue, dans une ville ligueuse, au milieu d'une province ligueuse, les magistrats avaient osé risquer pourtant, la veille, une observation, exprimant humblement par leurs délégués Fyot et Bretagne^ le désir que l'on insérât dans les articles d'Union : « Jurons encore de nous rendre obéissants sous le nom et authorilé du Roy aux commandements de M. de Mayenne, gouverneur pour Sa Majesté en cette province. » Devant le refus de Fervaques, ils n'insistèrent pas, et, « ayant égard au péril éminent^ », on passa outre. Le premier président Brulart, s'étant levé, jura les articles d'Union* entre les mains de Bernai^d

I. Reg. du Parlement, III, ajo. — Jac:otot, op. cit., p. 211. — Juinuis lo Parlement n'avait voulu jurer les articles d'Union. a. Reg. du Parlement, III, 269. — Cf. Baldotin, op. cit., Il, 372.

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