‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 22 sur 144 · Expression des Mémoires de Sallot · texte numérisé non relu

Expression des Mémoires de Sallot

5. Pierre Odebert : pourvu le 3 juin i568. Reçu le 16 déc. suivant.

Bén. Ocquidam : seigneur de Broindon et de Neulley. Pourvu le 19 septembre i.5j6 de l'oflice de B. Desbarres, et reçu le 2; juin i5j8.

Jean Cothenot : pourvu le 11 mai i584, reçu le i" déc. i584 Avait épousé Anne Espiard.

Jules Bretagne : seigneur de Blancey, Selongey, Orville et Foncegrive. Pourvu le 18 sept. i586 et reçu le 11 déc. 1687. Etait le lils de Claude Bretagne, conseiller, et le père de Claude Bretagne, lieutenant au bailliage d'Auxois.

Isaac Bretagne : seigneur de Champ-Regnault. Pourvu le 19 fév. i588. Reçu le 19 juillet. Cousin de Jules Bretagne.

La Cuisine nous dit (op. cit., II, l'uj, en note) que Jean Blondeau, retiré

président aux requêtes du Palais Baillet de Vaugrenant s'était, lui aussi, depuis longtemps enfui de Dijon ^ Groupés autour du président Fremyot, installés par lui à Flavigny, sitôt après l'entrée du comte de Tavanes dans cette ville, les magistrats royalistes formaient en fait une section parlementaire à Flavigny dès le début de mars.

Le choix fait de Flavigny par Fremyot pour l'installation des fidèles de son parti s'explique par ce fait que Flavigny était, en mars 1589, la seule ^ ville de Bourgogne qui appartînt aux royalistes : Dijon, Is-sur-Tille, Ghâtillon, Semur, Saulieu, Autun, Beaunc % Ghalon, Mâcon, Tournus, Auxonne*, Seurre, Nuits, Auxerre" étaient à Mayenne. Encore Flavigny n'était-il aux royalistes que depuis peu de temps. Quelques jours plus tôt, Guillaume de Tavanes, chel du parti royaliste, ne possédait que son château de Gourcelles-les-Semur ; mais « ayant considéré... l'intelligence' qu'il avoit en la ville de Flavigny en Auxois », il avait résolu de s'emparer de cette petite place ' « forte d'assiette pour y faire une bonne retraicte afin d'assembler des forces et y jetter un fondement et

dans sa propriété de Sivry (canton d'Arnay),fut tué dès le commencement des troubles. — Or, Jean Blondeau est encore dans la liste des membres du Parlement en 1589-90-91-92 (Reg. du Parlement, III, 39a, 348, 3Si-2) et une indication de Breunot au 6. juillet iSgî, ainsi conçue : « Il n'est rien de la ruynede ladite tour, mais ledit sieur Blondeau a esté tué d'un coup d'arquebuse qui lui a esté tiré de dehors » (Breunot, I, 332), nous prouve que Blondeau ne mourut que bien après le commencement des troubles.

La note de M. Kleinclausz (op. cit.., p. a45) sera critiquée dans la suite même de cette discussion.

1. Vaugrenant se trouvait encore à Dijon le 3 janvier. (Arch. mun. de Dijon, B 226, f" i34 V-, i35.)

2. Semur ne fut pris par Tavanes que le 3i mars, et Saint-Jean-de-Losne le 4 avril.

3. Mémoires de Saulx-Tavannes, dans la Collection Michaud et Poujoulat,

t. VIII, p. 4:6.

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