‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 23 sur 144 · Abord, op. cit., II, p. a · texte numérisé non relu

Abord, op. cit., II, p. a

6. Ce fut Claude Valon de Barain qui, ayant appris par son frère Jacques, conseiller au Parlement, le dessein de Mayenne de mettre garnison à Flavigny, prévint Guillaume et le convia à se venir saisir de la place. (Palliot, op. cit., p. 029.)

7. Voy. quelques indications sur Flavigny à cette époque dans La Cuisine, op. cit., II, p. 130.

principe du progrez de ses desseins * ». Il était donc parti de Gourceiles, à la fin de février, avec Bén. Fremyot et « douze chevaux seulement ». Le groupe ainsi formé arriva en vue de Flavigny : « le sieur président Fremyot y entra, lui quatriesme, descendit en l'hostcllerye où il fist aprester le dyne, après arriva le sieur de Tavanes, feignant vouUoir parler audict sieur Fremyot à la porte. Entretenant le temps, arrivèrent des gens et se saisirent de ladicte ville-. » Flavigny fut donc occupé par les compagnies de Longueval, d'Argoloix et de Gand, levées aux frais de Fremyot^, et la ville destinée à servir de siège aux magistrats*. Cherisy y gouvernait et Tavanes y avait installé son quartier général : c'était désormais le centre des opérations militaires, en même temps qu'un embryon d'administration royaliste s'y formait déjà. Dès cette époque, Fremyot concevait 1 idée de constituer pour le parti royaliste une administration spéciale, distincte, comprenant les mêmes organes que celle qui gouvernait la Bourgogne ligueuse, mais d'esprit opposé ; en un mot, il rêvait d'établir en face de Dijon une « capitale » royaliste. Flavigny devait être cette capitale, capitale provisoire sans doute, en attendant qu'une ville plus grande et de plus d'importance pût devenir le lieu d'asile de tous les fugitifs. La première pierre de cet édifice administratif que Fremyot se proposait d'élever, devait être l'établissement et l'organisation d'une cour de justice royaliste. Aussi bien, une telle cour existait déjà en fait. Ses premiers eftbrts tendirent donc à obtenir l'approbation royale, à transformer le fait en droit, à légaliser la scission. Pareille mesure semblait toute naturelle. En eftet, dès le mois de février, et sous la dictée même de Fremyot, Henri III avait rendu un édit d'une portée générale, ainsi conçu : « Enjoignons aux

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