Reg. da Parlement, III. 3i
4- Voy. ces nombreuses lettres de provision aux Arch. du greffe, B i2o85 (Parlement ligueur), B 12086 (Parlement royaliste).
5. La Cour enregistre le 3 décembre 1693 l'arrêt du Conseil privé du a8 aotit confirmant cette translation (Reg. du Parlement, III, 536-37). ~ Voy. l'arrêt aux Arch. du greffe, B 12086, f» m.
6. Jiib mun. de Dijon. Fonds Saverot n° 3, III, f" 96 : 20 déc. iSgo. — Jean Folin, conseiller du roi au bailliage de Dijon est commis pour exécuter l'arrêt et nommer des officiers non suspects.
7. aa avril 1.589 (Bib. mun. de Dijon, Fonds Sai'erot n' 3, III, f» 10). — Ainsi composée : un conseiller, le procureui" général, les lieutenants, procureur et échevins de Flavigny.
grande maîtrise des eaux et forêts i, en même temps que Mayenne, de son côté, créait une grande gruerie en Bourgogne ^.
Ainsi, sur tous les points, dans toutes les occasions, la lutte sengageait entre les deux fractions du Parlement scindé. Tout moyen était bon pour amoindrir la force du parti adverse en frappant la Cour qui le représentait. Toutefois, cette rivalité politique des deux Cours était le fruit des circonstances, bien plus que de la haine ou de l'animosité personnelle. Car les Parlementaires, momentanément désunis, avaient vécu longtemps ensemble dans une communauté d'intérêts et d'idées ; c'étaient des hommes instruits et de bon ton, que les divisions politiques ne pouvaient forcer à se détester ; si la rancune, en certains cas, les poussa à la satisfaction d'une ambition politique au détriment de la fraction adverse, leur ancienne amitié fut souvent la plus forte. Aussi des tentatives de réconciliation et d'accord furent-elles faites.
Une remarque s'impose : c'est que tous les efforts tentés à diverses reprises pour rapprocher les deux groupes de magistrats ont été dus à l'initiative du Parlement ligueur. L'inQuence de la majorité parlementaire, que nous avons vue si efficace dans l'évolution de la Cour au début de iSSg. se fait encore sentir ici : en effet, ces hommes prudents et d'opinions modérées, qui marchaient groupés autour du premier président Brulart, ne se sentaient pas animés pour la Ligue d'un fanatisme assez violent pour que leur conscience répugnât à un rapprochement avec les royalistes. Les timides sont volontiers conciliants ; peut-être ceux-ci, matés pour ainsi dire par la violence des pouvoirs ligueurs plutôt que guidés par leurs convictions intimes, avaient-ils, au fond du cœur, l'impression, vague encore, de la fausseté de leur situa-
1. La Cour enregistre, le 27 juin 1589, les lettres royales de mai iSSg (Rib. mun. de Dijon, Fonds Saverot n« 3, III, f» 3o). Les provisions pour Blondeau sont du 12 août 1589 (Arch. du greffe, B 12086, ï' 29).