‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 44 sur 144 · Bib. mun. de Dijon. Fonds Saverot n° 3,111, f · texte numérisé non relu

Bib. mun. de Dijon. Fonds Saverot n° 3,111, f

Mirebeau, contre des laboureurs de Viévigne, de Beaulmont-sur-Vingeannc et de Magny-Saint-Médard pour la saisie des grains qu'ils devaient à des ligueurs '. De même les dettes en argent des royalistes leur étaient remises par brevet royal : ainsi Gaspard de Villiers reçoit un don de 1.800 écus qu'il devait au sieur de Drée, rebelle 2, et le sieur Odebert, homme d'armes, obtient remise de 1.483 écus par lui dus à plusieurs rebelles \ Les sommes (6.000 écus) dues par Guillaume de Hautemer, sieur de Fervaques. au sieur Lestouf de Pradines, lui sont remises également, en même temps que celles qu'il doit à des bourgeois de Dijon, notamment 800 écus dus à Denis Brulart, premier président, et 600 écus à Claude Peto, conseiller au Parlement ". Rochefort La Croisette se trouve, lui aussi, dispensé de payer ses dettes aux dijonnais, en premier lieu, 1.800 écus]au président Desbarres'. Si les royalistes se voient ainsi libérés de leurs dettes en nature ou en espèces, d'autres, en récompense de leurs services, se voient accorder en dons proprement dits les revenus des terres, seigneuries, abbayes ou prieurés appartenant à des rebelles ; pour n'en citer que deux ou trois exemples, le gouverneur de Flavigny, Antoine de Humes, sieur de Cherizy, est doté des revenus du prieuré de Sainte- Vertu à Noyers, vacant par la rébellion de J. de la Sausaye^ De même les revenus des terres de Vellepesle, appartenant à l'avocat du roi au Parlement ligueur Legouz de Vellepesle, et les revenus des biens que Ghantepinot', avocat au bailliage de Dijon, possédait en

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