‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 57 sur 144 · II avait ses lettres de provision depuis juillet i3go · texte numérisé non relu

II avait ses lettres de provision depuis juillet i3go

9. Palliqt. Le Parlement de liourgogne . — Cf. Mailly, op. cit., p. n et la. — La Cuisine dit : mort à Flavigny en 1.591 (op. cit., II. 249).

10. La Clisine, op. cit., II, 249- — Vinurv {op. cit., 1, 131) dit : « mourut

Au début de lôgS, le président Fremyot et le conseiller Gothenot sont à Beaunc, dans une ville où le château est encore aux mains des ligueurs : ils étaient là pour «donner ordre aux affaires » dit Breunot •. Ces ailaircs étaient la reddition du château de Beaune et rétablissement dans cette ville du Parlement royaliste : on eut, en effet, à cette date, r intention de transférer à nouveau la séance de la Cour et le bruit circulait à Dijon de son établissement prochain dans la nouvelle ville royaliste -. Breunot s'en l'ait l'écho et nous rapporte que MM. du Parlement avaient résolu daller faire leur première séance à Beaune le i*"" de l'an 1596'. D'ailleurs, les lettres de provision de gouverneur de Bourgogne accordées au maréchal de Biron sont adressées au Parlement de Beaune". Quoiqu'il en soit, la reddition de Dijon empêcha la mise à exécution de ce projet et le Parlement resta à Semur, jusqu'à la fin. Le séjour à Beaune fut fatal au conseiller Gothenot : il y mourut d'accident le 19 mars logS : « La batterie du chasteau estant faitte et les soldats prests d'aller au chasteau, lui, curieux de voir l'assaut, seroit monté aux voûtes du clocher des Jacobins de ladite ville de Beaune, estant foi't proche du chasteau, où l'on avait fait une plate-forme pour battre en ruine la voûte de ladite église n'estant que de lambris vieil et [)ourry, n'ayant voulu croire ceux qui l'en avertirent et qu'il de voit passer sur les poutres qui soutenoient ladite voûte : s'estant hazardé de passer sur un lambris pourri qui seroit fondu sous lui et tombé de ladite voûte en bas de l'église, tout mort et tout froissé \ » Les magistrats qui n'hésitaient pas à exposer leur vie pour le roi n'hésitaient pas non plus à sacrifier une partie de leur fortune pour son service. Nous en avons vu cer-

avant le 3i décembre 1592 ». Odeberl était mort avant même le i5 juillet iSgo. puisque c'est à cette date que son successeur, V. Robelin, obtient ses lettres de provision.

I Breunot, II, 452 et 467.

a Breunot, II, 467.

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