‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 67 sur 144 · Corresp., II, p. 3io-ii, n" 4^4 • '9 septembre iSSg · texte numérisé non relu

Corresp., II, p. 3io-ii, n" 4^4 • '9 septembre iSSg

6. Dont les femmes semblent pourtant avoir eu des relations étroites avec Mme de Brion : Cf. Arch. rniin. de Dijon, B 48f, f" i4; : Lettre d'Anne Berbisey à Mme de Brion. (Pièces jiistij., n° xii).

7. Arch. mun. de Dijon, B 481, f" lï; et i38. Béponses (interceptées le I" septembre) de Picardel et d'Odebert, la i" de la lin d'août, la a' du 23 août. Cf. Pièces Justijicatives, \\" vu et viii.

se manifesta dans sa lettre au maréchal, et si l'imputation de disposition arbitraire des deniers royaux est exagérée, les termes de cette lettre ne nous montrent pas moins, joints aux réponses de Picardet et d'Odebert, la part importante prise par le Parlement dans la gestion des finances royales.

C'était là. il est vrai, le domaine où pouvait s'exercer le plus librement l'activité du Parlement, car c'était proprement le domaine où les deux pouvoirs des Elus et du Parlement se complétaient ; moins considérable, certes. fut son rôle dans la conduite générale de la guerre. Pourtant, un de ses grands soucis fut d'assurer toujours l'unité de direction, seule façon d'arriver à de sérieux résultats. Pour y atteindre, il s'agissait de faire cesser les rivalités personnelles si nombreuses qui, pendant toute la période, affaiblirent le parti royaliste. L'inimitié du comte de Tavanes et de Baillet de Yaugrenant (soutenu, semble-t-il, par le roi. en tout cas par D'Aumont) entraîna, on le sait, une mésintelligence telle que la campagne du maréchal, en iSqi, échoua complètement et que Crespy fut sur le point d'abandonner sa charge d'intendant des finances devant la crise occasionnée par les dissensions*. Nombreuses furent les démarches du Parlement pour tenter de ramener la bonne intelligence entre les chefs royalistes : bien des voyages furent faits et bien des lettres écrites par Fremyot pour la réconciliation de Tavanes et de D'Aumont 2. Fremyot crut avoir réussi à rapprocher Tavanes et Vaugrenant', mais l'entente ne dura guère. Les divisions r^rirent de plus, belle, et la Cour fut obligée, en 1593, d'implorer l'intercession du duc de Nevers\ Rien n'a été plus nuisible au succès de la cause royaliste

!. Arch. dép. de la Côte d'Or, C Sojo, f" i;;2 : 3o mai i5i)3. — Cf. Pépin, p. z~, 108, 109, pour les querelles de Cypierro i-l de Mirebeau en 1593, di' Tavanes cl de Bissy en i.V)3. Voy. Breinot. I, 346.

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