I" déc. I.MJ3. lîeg. du Parlement
.'). i3 août 1594. ^>''if- ''" Parlement, III. 47i-4;2 : Monlmoyen. gouverneur de Beaune, vole 3oo écus dans les caisses du grenetier de Beaune. Pierre Robert.
quelquefois au su ou même sur l'ordre Ju prince de Mayenne, fils de Charles de Lorraine, chargé par son père du gouvernement de la Bourgogne : aussi le Parlement se plaint-il des pernicieuses conséquences qu'un tel arbitraire pouvait enti-aîner'. Mais, d'auti'e part, la sévérité des Elus vis-à-vis de ceux qui ne ])Ouvaient payer lui paraît quelquefois excessive, et il s'entremet, vainement, d'ailleurs, auprès du gouverneur, pour obtenir l'élargissement des pauvres paysans prisonniers 2. Les misères du peuple lui tenaient au cœur, et il jjorta tous ses soins à résoudre les difficultés économiques qui se présentaient, par exemple à empêcher les accaparements de blé ou les transports de grains hors de la province ^, en Lyonnais surtout, de peur que le manque de pain ou sa trop grande cherté n'ajoutassent encore aux misères jiubliques. A cet effet, il veillait à ce que les meuniers de Dijon n'accablassent pas de prix excessifs les habitants ou les villageois et réglait lui-même le taux des prix \ Enfin les monnaies le préoccupaient nécessairement, car le désordre qui y régnait ruinait les populations ; il prenait des mesures pour que la circulation des pièces de billon, permise par tolérance, ne por-
1. 2ij avril i5i)4 : Biuunot, II, ioS-09 : Requête de Gobin, qui reraonire que l'argentier du Prince avait rompu ses coffres et pris 160 écus.
2. Fév. i5i)4 • Bkklnot. II. 4^-43 : « d'autant plus f[ue leurs terres demeuroient en friches, leurs maisons désertes, les femmes et les enfans mandians ». L'effort fut vain : en etfet, il fut résolu « quils se pourvoiraient », c'est-à-dire, de l'avis même de Breunot. « demeurer en estât et pourir en prison, estrc misérablement mangés et consommés de vermine» (Bheunot. II, 60. Déjà, le 18 février loga. la Cour prévient Jachiet de tenir la main à ce que le geôlier traite moins durement les prisonniers pour impôts (Reg'. du Parlement^ III. 392). — Renouvelé le 22 déc. i3ij3 (Bib. niiin. de Dijon, Fonds Saverot w jf. III, f" 179.
3. Reg. du Parlement, III. 412 : 26 nov. 1592. — Renouvelé le 7 janv. i593. Arch. mun. de Dijon. B 228. f" 70 v» : 25 août 1590.
4. La Cour défend à Remy Plèvre, meunier du moulin du l'onl-d'Ouche, Bernard Potot, meunier du moulin de Saint-Etienne, et François Beuchon. meunier de (>hèvremorte, de prendre plus de 6 deniers par mesure de blé porté sur la tète, lo deniers par mesure de blé porté sur un âne ou sur une cliarretle. 6 deniers aux boulangers par éniine de ble. Elle enjoint aussi aux meuniers de préférer les habitants et les boulangers aux villageois.
tàt piis prcjutlicc au peuple à cause des agissements de ceux qui. « préférants leui* insatiable avarice et cupidité de gagner au zèle que chacun doit avoir au proffit public », livraient au peuple de grandes quantités de ces pièces de petite monnaie et ne voulaient les lui reprendre ' ; des arrêts sont rendus contre eux et des mesures prises pour régler les pièces à recevoir et la valeur des monnaies -. Le peuple, qui se ressentait douloureusement de ce désordre et de ces manamvres plus ou moins honnêtes, trouvait un soulagement dans les elForts laits en sa faveur par le Parlement ; sa confiance et sa reconnaissance ne pouvaient que se tourner vers la (^our qui le servait et fortifier d'autant son attachement à la Ligue. Les soins pris pour assurer la bonne organisation administrative de la province