Reg. du Parlement. III, ^iH : 9 mars lô
2. Voici CCS arrêts : 14 août iSgi : la Cour défend d'exposer les pièces d'or et d'argent à plus haut prix que celui porté par Tédit de i5" (Reg. du Parlement. III, 3:8).
; nov. iSga : Les pièces de six blancs, du poids de 6 deniers 14 grains seront exposées pour 2 sols 6 deniers, celles du poids de 2 deniers, pour 2 sols. Les autres sont décriées {Bih. num. de Dijon, Fonds Saverot n" 3, III, f» 148).
6 mars i.5y3 : Ordre à la mairie d'appeler les notables pour remédier au desordre (Reg. du Parlement. III. ^iS).
g mars i5i)3 : Renouvelle l'arrêt du - nov. 1092 (7^i(/., ^iS).
3 avril i5y3 : Ordre aux officiers du bailliage de Chalon d'exécuter l'arrêt sur une plainte de Lartusie (Ibid., 421).
9 avril i.ïij3 : Saisie des fausses pièces trouvées à Beaune chez Hetault, notaire royal (Ibid., 422).
4 mai i5ç)3 : Les pièces de six et de quatre blancs seront reçues, malgré le décri fait par le général des monnaies : des commissaires se trouveront aux marchés avec des poids et des trébuchets pour régler les différends et briser les faux poids (Ibid.. 424).
: mai iri93 : On s'occupera de défendre la fabrication des douzains (Ibid., 424).
9 juillet 1.593 : Après information de Guil. Odinelle. essayeur des monnaies, la Cour renouvelle l'arrêt du 4 mai et ordonne que l'écu soleil vaudra 60 sols, le pistolet 5S sols, et les autres espèces d'or auront le cours fixé par l'édil de i5y;. le franc d'argent 20 sols, le teston 14 sols 1/2 et le quart d'écu i5 sols (//>/(/. . ^•i('y2-).
II août : La Cour interdit l'usage des i)ièces de billon, sauf de celles de (Charles IX et de celles d'Henri III du poids de 3 deniers 8 grains (/6id.,43o).
3 dèc. 151)3 : Ordonne raccoinplissemeiil d'un contrat passé entre Bénigne l'erruchot, marchand a Dijon, de .Maillerois et les Etats du pays, pour que Perruchot montai à Chalon un bureau i)our la commutation des pièces de billon décriées (Ibid., 444).
tendaient ainsi toujours à un but politique : le désordre aurait amené trop lac-ilement le peui)le à désirer la paix et à abandonner la cause de l'Union. Pourtant, ici encore, il est certain que rinducnce du Parlement séant à Dijon s'exerça moins fortement que celle du Parlement d'Auxois ; ici encore il agit moins vivement sur le moral des populations bourguignonnes, et les raisons en sont toujours les mêmes : faiblesse d'àme des magistrats, violence et fermeté relative des autres pouvoirs ligueurs. Néanmoins, l'aide donnée à l'Union par la Cour dijonnaise, peu importante en comi)araison de l'appui fom'ni à la royauté par les magistrats royalistes, n'est pas tellement négligeable que l'on puisse la considérer comme nulle. Le rôle du Parlement de Dijon est seulement plus ellacé et peut-être moins glorieux que celui du Parlement d'Auxois, tandis que, d'autre part, les tracas que lui causa sa situation politique ne sont ni moins nombreux ni moins violents que ce\ix qu'éprouvèrent les magistrats exilés.
Le séjour des Parlementaires à Dijon, dans la capitale bourguignonne, au centre même d'un parti puissant, ne leur procura aucmi avantage, bien au contraire. Ils ne furent en rien plus favorisés que les Parlementaires de Flavigny ou de Semur. Les mêmes périls et d'autres encore vinrent les assaillir : en elfet, ils virent non seulement, comme leurs rivaux, les pillards et Yaugrenant en tête ravager leur domaines et leurs terres (entre autres, les domaines que le président Brulart possédait à Santenay '). mais encore ils virent les ligueurs eux-mêmes se saisir de leurs vins et de leurs biens-, et, ce qui est pis, certains de leurs membres tomber aux mains de l'ennemi.
1. FÎREUXOT. II. ii5 : .5 mai iSij}. — De même le château de Sainl-Usage. appartenant aux Catherine, est démoli en 1592 sur les ordres de Vaiigrenant (Cf. Dhetel, op. cit., I, 3-3).
2. Brevnot, 11.397 : i5 nov. 1.594. — Ibid.. I. 334 (9 ji'il'el 1^95) Dix-sept chevaux appartenant à Desbarres sont enlevés à RuITey par
ceux de Saint-Jean-de-I,(>sue. (;i'. Dheïf.l. op. cii .. I. 3;6. — Le ix'tail de Bufley est enlevé (Bheinot, II, 224).
notamment le conseiller Berbisey * et plusieurs avocats et huissiers^. Quant aux gages, ils sont aussi mal payés à Dijon, sinon plus qu'en Auxois: nomi)reuses et pressantes sont les démarches de la Cour [)our en obtenir le paiement, et, dès 1089, elle se voit oljligée d'emprisonner Laurent Bernard, i-eceveur général des finances, pour avoir détourné les sommes à lui remises pour les gages des Parlementaires ' ; ses ell'orts sont vains pour forcer les receveurs à mettre entre les mains de Claude Dorge, commis à la recette des gages, les deniers qu'ils peuvent avoir en leurs caisses * ; quand des plaintes parviennent au gouvernement de la Ligue à Paris, on répond que le Parlement de Paris n'a rien touché depuis cinq ans et qu'on avisera % ce qui équivaut à « bailler du romarin », comme dirait Breunot. Les plaintes des Parlementaires aux Elus sont presque aussi mal accueillies : on leur accorde un quartier et demi alors qu'ils demandent le paiement intégral des gages échus \ Il leur est impossible de faire changer l'ordre d'un état dressé au Conseil de Mayenne en 1094, distribuant les deniers de la gabelle au trésorier de l'épargne, au Prince, à Tavanes, avant la Cour', et ils doivent se contenter de prendre du sel en déduction de leurs gages, ne pouvant, malgré tous leurs efl'orts, et malgré leur menace de quitter^ le Palais, arriver à se faire payer'. Bien mieux, le manque d'argent se faisait sentir au Palais même, et si le Parlement d' Auxois n'avait pas assez de
1. 8 janv. 1592. — La Cour accorde sa pari des épices à Berbisey, pendant son absence, ayant été prisonnier a Vergy {Re^. du Parlement, III, 390).
2. Breixot, II. ;: 3i déc. 1593. — Jp:>n Chériot, huissier, est arrêté et mené à Vergy. L'avocat Frouaille est emmené par ceux de Saulx-Ie-Duc : I" oct. 1593 (Breuxot, I, 382).