‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 83 sur 144 · Breinot, II, 428 : 11 jain · texte numérisé non relu

Breinot, II, 428 : 11 jain

4. Deux conseillers de lu Cour étaient toujours députés pour assister à rélecllon : iSga : Baillet et Milliére puîné (licg-. du Parlement, III, 398). — 1593 : Odebert et Milliére (Ihid., III, 425). - 1394 : Saiiniaise et Milliére {i<)(d..III.436).

5. 1- juin iSgi : Beg-. du Parlement. III, 3;2. — 2; mai i5y2 : Ibid.. III, SgS. Cf. Arch. mun. de Dijon, B 23o, f» 2.

mentaires, chercha à profiter de roccasion pour tenter d'amoindrir l'autorité du Parlement, de lui enlever son prestige, de le laisser sans force, en un mot de prendre sa place, partout où c'était possible. Ses tentatives ne furent pas toujours vaines, et les tracas de toutes sortes quelle suscitait à la Cour firent éclater entre les deux corps des querelles nombreuses : on peut dire que le fossé qui les séparait allait s'élargissant de plus en plus. Les demandes de la Cour à la ^Mairie étaient toujours mal accueillies et les réponses de la Chambre de Ville irrespectueuses, sinon insolentes. Dès le début, cette hostilité se marque dans le refus de la Gham))re do dispenser les magistrats de la garde de la ville, sous prétexte que, malgré leur petit nombre, ils pouvaient encore rendre la justice en réunissant les deux chambres en une seule*. Les arrêts de la Cour ne sont pas obéis et l'opposition, à la Ghambi'e de Ville, est incessante ; nous avons vu les entraves mises à l'exécution des décisions de la Cour touchant le rappel des magistrats dissidents ; de même la Chambre ne permet à la Cour de publier ledit de Mayenne du 5 août 1089, avertissant ceux qui se rallieraient au parti des princes catholiques que leurs biens leur seraient rendus, qu'avec cette restriction que personne ne pourra rentrer en ville sans l'autorisation du maire '. La Cour était par là mise en défiance et elle ne cessait pourtant d'affirmer ses bons sentiments à l'égard de la Mairie et son désir de rester unie avec elle, pour la défense et la conservation de Dijon, «ce qu'ilz ne disoyent de bouche seullement, mais d'ung cœur franc et entier' » ; toutefois ces protestations n'empêchaient pas une querelle de s'élever, quelques jours après, devant le légat du pape lui-même, entre la Mairie et le président de Montholon, le maire re-

1. Arch. mun. de Dijon, B 227, f» a6 v» : 37 juin 1589. — « pour juger le criminel le malin, le civil Taprès-midi. »

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