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CHAPITRE V La Conversion du Parlement ligueur

L'influence interne et linfluence externe des circonstances, réagissant l'une sur l'autre, vont diriger l'évolution du Parlement dijonnais vers sa conversion au parti royaliste : véritable évolution, en effet, embrassant les six années que dura le schisme. S'il était impossible, au moment de la scission, de prévoir que le Parlement de Dijon, en raison de sa composition même, serait amené à quitter l'Union, il était néanmoins assez facile d'apercevoir dans la Gourdes germes de royalisme. En effet, comme nous Pavons vu', dès mars-avril 1689 et dans les mois suivants, il semblait se révéler des rovalistes. ou i>lut(jt des magistrats dont la sympathie penchait plus volontiers vers la royauté que vers l'Union, même parmi les Parlementaires restés à Dijon et réfractaires aux ordres positifs du roi. De même que, parmi le peuple dijonnais, il y avait bien, disaiton, huit cents hommes qui adhéraient au parti ennemi', de même quelques-uns des magistrats semblaient favorables à la cause royaliste. Les soupçons qui pesaient sur certains d'entre eux n'étaient assurément pas sans fondement et répondaient, à tout le moins, à une certaine apparence de royalisme : le 22 avril, en même temps que Crespy, Briet et autres (qui peu après quittèrent la ville), furent emprisonnés le conseiller Blondeau et le conseiller Bernardon, « pour estre gens très suspectz à la cause ' ». Dès cette

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